Burkina Faso: un ancien ministre placé sous mandat de dépot pour exercice illégal d'activités de promotion immobilière
L'ex ministre Lionel Bilgo (ph)
L’ancien ministre Lionel Bilgo, qui a occupé le portefeuille de l’Éducation sous le mandat du président Roch Marc Kaboré, a été placé sous mandat de dépôt, pour exercice illégal d’activités de promotion immobilière
Selon un communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso Sékou Traoré, l’ancien ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Lionel Bilgo a été placé sous mandat de dépôt le 28 août 2026 pour exercice illégal d’activités de promotion foncière et de publicité d’activités de promotion immobilière.
La société immobilière, dénommée SITRAF (Société immobilière Traoré et frères) dont l’ex ministre Bilgo est gérant, opérait sans autorisations préalables de l’autorité habilitée, a expliqué le procureur.
Dans les faits, a indiqué le procureur, le Commissariat central de Police de la ville de Bobo-Dioulasso a été informé le 19 août des ventes de parcelles nues par la société Sitraf et publicité de vente de parcelles nues sans autorisations.
Tout comme M. Bilgo, le directeur exécutif de ladite société, Vincent de Paul Kaboré, a egalement été placé sous mandat de dépôt.
Une enquête a été ouverte et toujours en cours.
L’enquête ouverte a révélé que SITRAF a 3 sites dont 2 Léguema (197 hectares au total) et 1 site à Lôgofourousso (16 hectares) ou des chantiers sont en construction.
La société dit avoir un agrément en date du 12/01/2026 pour construire, mais pas pour vendre des parcelles nues, ni faire de la publicité.
Plusieurs personnes ont témoigné avoir déjà acheté des parcelles nues chez SITRAF. Le nombre exact reste à déterminer.
Lors de la perquisition, des documents dont des attestations d’attribution ont été saisis.
Le Procureur a rappellé que ces infractions sont punies de 6 mois à 10 ans de prison et des amendes de 100.000.000 FCFA par hectare aménagé et le double du montant des parcelles vendues.
Le procureur a invité les personnes concernées à témoigner et appellé à la vigilance et au respect des textes sur l’immobilier.
Boa, Ouagadougou
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