Côte d'Ivoire : Diabo, rescapé de l'exil, Watchard Kédjébo fait vibrer le stade Saya pour la paix du peuple Gblo
Watchard Kédjébo (ph KOACI)
Des milliers de personnes venues des deux cantons Gblo, se sont rassemblées au-delà des appartenances religieuses et ethniques, les 28 et 29 août 2026, sur le terrain Saya de Diabo, localité située à une quinzaine de kilomètres de Bouaké, capitale de la région de Gbêkê. C'est le pari réussi de Watchard Kédjébo, président de la Coordination pour le Renouveau Gblo (CR-Gblo), initiateur de la Journée de la Paix et de la Cohésion Sociale dont l'apothéose s'est tenue le samedi 29 août au stade Saya, sous le haut patronage du Dr Eugène Aka Aouélé, Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel.
Face à cette marée humaine, Watchard Kédjébo, de son vrai nom Kouassi Ferdinand, a assumé son destin. « Je ne veux pas de division. Mais sans paix, il n'y a pas de développement. Avec l'expérience qui est la mienne, je devais être celui-là, l'artisan principal, le moteur, la locomotive qui devait conduire cette action de paix et la promotion du vivre-ensemble dans notre commune », a-t-il lancé.
Pour le président de la CR-Gblo, cet engagement est né d'une blessure intime. « Je suis un partisan de la paix parce que j'ai une expérience douloureuse. J'ai tout perdu. J'ai connu l'exil. Et l'exil, c'est une prison à ciel ouvert. En exil, même quand on vous donne tout, on vous rappelle que vous n'êtes pas de ce pays. On vous dit : You, shut up ! Go back to your country ! Ou Va-t'en, sale étranger, va chez toi ! Alors qu'ici, à Diabo, je peux venir au village et m'asseoir tranquillement. C'est ça, la paix. » a-t-il expliqué.
Inscrivant son action dans la vision du Chef de l'Etat, Watchard Kédjébo a salué en Alassane Ouattara un artisan de paix, un messie de la paix, héritier de Félix Houphouët-Boigny, qui ne veut pas seulement des discours mais des actes sur le terrain. « Il appartient à chaque cadre de le faire. À notre humble niveau, au-delà de nos divergences politiques, nous avons décidé de venir au village réunir nos parents pour leur parler de paix », a-t-il fait savoir, tout en saluant les acquis du développement avec une couverture à 98% en électricité et en infrastructures dans la région.
La première journée, le 28 août, a été dédiée au spirituel, convaincu que le combat du vivre-ensemble ne peut être gagné sans Dieu. Musulmans et chrétiens ont uni leurs voix pour implorer la bénédiction de l'Eternel sur la cérémonie, devant une mobilisation que les invités jugent historique pour la région. « Nous allons continuer d'amplifier la trompette, de chanter le chant de la paix, le chant de l'unisson, le chant de l'espérance », a promis Watchard Kédjébo, qui n'oublie pas les plaies du passé. « Nous voulons donner l'exemple. Il n'y a pas si longtemps, à Alépé, des gens se sont découpés à la machette, ils se sont égorgés entre Ivoiriens. Nous n'en voulons plus. » Après Diabo, il annonce déjà Languibonou puis les campements, hameaux et villages les plus reculés.
Représentant Mme la Ministre Harlette Badou Kouamé épouse N'Guessan, présidente de la cérémonie, Fatim Bamba, maire de la commune d'Anyama, a transmis les remerciements particuliers de la Ministre à Watchard Kédjébo et à l'ensemble de la CR-Gblo pour l'honneur et l'invitation. « En réunissant les filles et fils de notre pays autour des valeurs de paix, de fraternité et de cohésion sociale, vous posez un acte fort, utile et profondément patriotique », a-t-elle déclaré au nom de la Ministre. Rappelant que la paix est un bien précieux et la condition essentielle du développement, elle a salué les efforts constants du Président Alassane Ouattara qui œuvre au renforcement de la paix et de la cohésion, invitant chacun à choisir le dialogue plutôt que la violence, la tolérance plutôt que la division et la fraternité plutôt que la haine.
« Je repars de Diabo avec une profonde satisfaction, convaincue que de telles initiatives contribuent à renforcer les liens entre les filles et les fils de notre pays et à consolider cette paix si précieuse sous le leadership éclairé du Président Alassane Ouattara. La paix est notre bien commun ; préservons-la, cultivons-la et transmettons-la aux générations futures », a conclu Fatim Bamba, qui a tenu à féliciter avec une mention particulière son jeune frère Watchard Kédjébo pour son engagement en faveur de la paix et du vivre-ensemble, tout comme les milliers de populations semeuses de paix venues communier au stade Saya.
T.K.Emile
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