Côte d'Ivoire : Cession d'actifs de la BNI à la BICICI, le gouvernement dément tout « problème majeur »
L’opération de cession d’actifs de la Banque nationale d’investissement (BNI) au sein de la BICICI ferait-elle face à un blocage du régulateur faute de décret d’autorisation ? Interrogé ce mercredi 9 septembre 2026, à l’issue du Conseil des ministres, sur les informations faisant état de difficultés autour de cette opération, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué ne pas avoir connaissance d’un quelconque blocage. Il a toutefois estimé qu’une éventuelle absence de publication du décret au Journal officiel pourrait expliquer certaines inquiétudes.
La supposée situation de blocage autour de l’opération de cession d’actifs de la Banque nationale d’investissement (BNI) au sein de la BICICI a été évoquée lors des échanges avec la presse à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 9 septembre 2026.
Selon plusieurs informations rapportées récemment, le régulateur aurait suspendu ou retardé l’opération, notamment en raison de l’absence d’un décret autorisant formellement la transaction.
Interrogé sur cette question, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a déclaré ne pas disposer d’informations confirmant un tel blocage.
« Je n’ai pas connaissance de ce blocage », a-t-il indiqué, tout en précisant qu’il ne pouvait pas apporter davantage de détails sur le dossier.
« Un décret peut être rapidement pris »
Pour le porte-parole du gouvernement, même dans l’hypothèse où l’absence d’un décret constituerait la principale difficulté, la situation ne présenterait pas, a priori, un caractère insurmontable.
« Si c’était la raison essentielle, bon, un décret peut être rapidement pris », a-t-il expliqué.
Amadou Coulibaly a cependant pris soin de rappeler qu’il ne disposait pas des éléments suffisants pour se prononcer précisément sur la situation.
Il a également souligné qu’une décision validée par le Conseil des ministres est normalement suivie des actes administratifs nécessaires à sa mise en œuvre.
Le ministre a notamment évoqué le délai qui peut s’écouler entre l’adoption d’une décision par le Conseil des ministres et sa publication au Journal officiel.
« Après, il y a un temps quand la décision est prise et quand elle est publiée au Journal officiel », a-t-il expliqué.
Selon lui, si la publication n’est pas encore intervenue durant cette période, il pourrait comprendre que certains opérateurs économiques puissent s’interroger sur la situation.
Cette précision intervient alors que la question de la formalisation juridique de l’opération est présentée comme l’un des éléments susceptibles d’expliquer les interrogations autour de la transaction.
Une opération « faite en toute transparence »
Amadou Coulibaly a par ailleurs voulu rassurer sur le caractère de l’opération, rejetant l’idée d’une démarche qui aurait été menée de manière opaque.
« Ce n’est pas une opération au pacte », a-t-il déclaré, avant d’insister sur le fait qu’il s’agit, selon lui, d’une opération réalisée « en toute transparence ».
Le ministre a surtout rappelé que lorsqu’une opération est validée en Conseil des ministres, elle donne lieu aux actes administratifs correspondants.
« Si ça a été validé en Conseil des ministres, eh bien, le décret a été pris. Oui, il n’y a aucun problème », a-t-il affirmé.
Tout en reconnaissant ne pas être en mesure de fournir des éléments précis sur l’état d’avancement de l’opération, le porte-parole du gouvernement a ainsi écarté l’hypothèse d’un problème majeur.
Son intervention vise notamment à relativiser les informations faisant état d’un blocage et à rappeler le processus administratif qui suit une décision du Conseil des ministres.
À ce stade, le ministre n’a toutefois pas apporté de précisions supplémentaires sur les éventuelles étapes réglementaires encore nécessaires à la finalisation de la cession d’actifs de la BNI au sein de la BICICI.
Wassimagnon
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