Côte d'Ivoire : Depuis Djiguibala, les jeunes du Worodougou appelés à prendre leur destin en main
Le village de Djiguibala, dans la commune et sous-préfecture de Massala, département de Séguéla, a vibré au rythme de la célébration du Maouloud, couplée à des activités sportives et culturelles, le week-end dernier. Parrain de cette journée, Inza Touré, alias Inaf ou Abega, cadre de la Sous-Préfecture et président de la jeunesse Worodougouka d’Abobo, a répondu à l’appel de ses parents avec une délégation venue de plusieurs localités du Worodougou. Une occasion pour lui de réaffirmer son engagement aux côtés de la jeunesse et son attachement indéfectible à sa terre natale.
C’est avec « fierté » et « honneur » qu’Inza Touré, plus connu sous les noms d’Inaf ou Abega, a pris part, aux festivités organisées à Djiguibala.
Fils de la localité, le cadre de la Sous-Préfecture et président de la jeunesse Worodougouka d’Abobo avait été sollicité pour parrainer la célébration du Maouloud, associée à plusieurs activités sportives et culturelles portées par la jeunesse du village.
À cette occasion, il était accompagné de plusieurs frères, cadres et leaders issus des trois cantons de Massala : Tiéma, Djoha et Kandji. Une mobilisation qui, selon lui, témoigne de l’importance des liens familiaux et de la solidarité qui unissent les différentes communautés du Worodougou.
« J’ai vu des parents heureux de prendre notre part à ces festivités », a-t-il souligné, se réjouissant également de la forte mobilisation des habitants de Tiémassoba, son village natal, venus lui apporter leur soutien.
Au-delà de la dimension festive, cette rencontre a également été l’occasion pour Inza Touré et sa délégation de poser un geste concret en faveur de la jeunesse de Djiguibala.
Plusieurs équipements et présents ont ainsi été remis aux organisateurs, notamment un ensemble de sonorisation moderne, des jeux de maillots, des ballons de football et des trophées destinés à accompagner les activités sportives et culturelles.
Pour Inza Touré, ces présents ne sauraient toutefois résumer la portée de cette rencontre. « Nous n’avions que de modestes présents entre les mains à leur offrir. Parce que les vrais parrains, c’étaient les parents eux-mêmes », a-t-il fait savoir.
Une manière pour le fils de la localité de rappeler que son engagement auprès des siens dépasse le cadre d’une cérémonie ponctuelle.
« Je ne suis que le fils qui répond présent nuit et jour à chaque fois que de besoin », a-t-il ajouté.
La rencontre a également servi de tribune pour adresser un message à la jeunesse de Djiguibala. Inza Touré et l’ensemble de la délégation ont encouragé les jeunes à privilégier le travail, l’engagement et la responsabilité, tout en restant attachés aux valeurs culturelles qui constituent, selon eux, un socle essentiel pour le développement et le rayonnement du village.
Ce message intervient dans un contexte où les activités sportives et culturelles sont de plus en plus considérées comme des leviers de cohésion sociale et de mobilisation de la jeunesse dans les localités rurales.
Dans son témoignage, Inza Touré n’a pas manqué de rendre hommage à Djiguibala, qu’il présente comme un village particulièrement respecté dans le Worodougou.
« Djiguibala, village de saints, comme il est de notoriété dans le Worodougou, m’a adopté et m’a fait honneur », a-t-il déclaré avec émotion.
Une reconnaissance qui traduit la profondeur des liens entre le fils de la localité et les populations de Djiguibala.
Au terme de cette journée placée sous le signe de la fraternité, de la solidarité et de la transmission des valeurs, Inza Touré a tenu à remercier les différentes délégations et personnalités ayant contribué à la réussite de l’événement.
Il a notamment salué ses frères cadres et leaders de Tiémassoba, Samina, Dianfé, Gbiana, Diobala, Gbalo, Koulikoro, Tonhoulé et Massala.
Une mobilisation collective dont il entend garder le souvenir, convaincu que la solidarité entre fils et filles du terroir constitue l’une des clés du développement du Worodougou. « On est ensemble, comme on le dit à l’Ivoirienne », a-t-il conclu.
Ainsi, au-delà du Maouloud et des activités festives, le week-end à Djiguibala aura surtout été celui de la proximité, du partage et de la réaffirmation d’un engagement : celui d’un fils de la localité déterminé à rester aux côtés des siens et à contribuer, à son niveau, à l’épanouissement de la jeunesse et au rayonnement de son terroir.
Wassimagnon
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