Côte d'Ivoire : Sécurité électronique, les acteurs ivoiriens se mobilisent pour structurer et professionnaliser un secteur en pleine expansion
Face à la montée des besoins en matière de protection des bâtiments et des infrastructures, les acteurs ivoiriens de la sécurité électronique veulent accompagner la transformation du secteur. Réunis vendredi 25 septembre 2026 à Abidjan autour des nouvelles solutions de contrôle d’accès, les professionnels ont appelé à renforcer les bonnes pratiques, la conformité aux normes et une concurrence saine.
Le secteur de la sécurité électronique connaît une évolution soutenue en Côte d’Ivoire, portée par des besoins croissants de sécurisation des bâtiments, des établissements bancaires, des immeubles de grande hauteur et des infrastructures stratégiques.
C’est dans ce contexte que plusieurs professionnels du secteur se sont réunis, vendredi 25 septembre 2026 à Abidjan, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux nouvelles solutions technologiques de contrôle d’accès et de sécurisation des infrastructures.
Organisée avec la participation d’Assa Abloy, groupe spécialisé dans les solutions de contrôle d’accès et de sécurité, cette rencontre a réuni des représentants d’institutions, des bureaux d’études, des architectes, des exploitants ainsi que des entreprises spécialisées.
À cette occasion, le président du Groupement ivoirien des professionnels de la sécurité électronique (GIPS), Bruno Martinato, a insisté sur la nécessité de consolider les pratiques professionnelles dans un secteur appelé à prendre une place croissante dans la protection des infrastructures.
« Nous sommes là pour promouvoir les bonnes pratiques, partager les mêmes valeurs de saine concurrence, répondre aux marchés dans les règles de l’art et contribuer à l’évolution de la législation en matière de sécurité électronique », a-t-il déclaré.
Pour le responsable, l’essor du secteur doit s’accompagner d’une meilleure structuration des acteurs et d’une sensibilisation accrue des différents intervenants dans la conception et la réalisation des projets.
Le GIPS compte actuellement une quinzaine d’entreprises membres, essentiellement des petites et moyennes entreprises. Selon Bruno Martinato, ces structures emploient chacune entre 15 et 50 personnes, contribuant ainsi à la création d’emplois et au développement d’un tissu d’entreprises spécialisées dans les technologies de sécurité.
L’évolution de l’architecture et la multiplication des infrastructures complexes renforcent les besoins en matière de contrôle et de surveillance des accès.
Les bâtiments administratifs, les banques, les immeubles de grande hauteur et les installations sensibles nécessitent désormais des dispositifs capables de répondre à des exigences spécifiques en matière de protection, de contrôle et de traçabilité.
Dans cette perspective, le président du GIPS a souligné l’importance d’informer davantage les bureaux d’études, les architectes et les maîtres d’ouvrage sur les solutions technologiques disponibles.
L’objectif est notamment de favoriser l’intégration des dispositifs de sécurité électronique dès la phase de conception des projets, afin de mieux prendre en compte les contraintes propres à chaque infrastructure.
Le GIPS entend également jouer un rôle dans l’amélioration de l’environnement réglementaire et professionnel du secteur.
L’organisation échange ainsi avec plusieurs institutions nationales, notamment le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes de Côte d’Ivoire (ARTCI) et le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM).
Ces échanges visent notamment à partager l’expertise des professionnels et à contribuer aux réflexions relatives à l’évolution du secteur de la sécurité électronique.
Pour les acteurs du domaine, la consolidation du cadre réglementaire constitue un enjeu important dans un marché où les technologies évoluent rapidement et où les exigences de sécurité deviennent de plus en plus complexes.
De son côté, le commercial chargé de l’Afrique francophone et du Maghreb chez Assa Abloy, Jean-Claude Messina, a présenté les évolutions des solutions de contrôle d’accès électronique proposées par son groupe.
Ces technologies reposent notamment sur la flexibilité des dispositifs et la traçabilité des accès, deux caractéristiques devenues essentielles pour les infrastructures modernes.
La capacité à identifier les accès, à contrôler les autorisations et à disposer d'informations permettant de retracer les mouvements constitue désormais un élément important dans les stratégies de sécurisation des bâtiments.
À travers cette rencontre, les professionnels entendent ainsi accompagner la transformation d’un secteur confronté à des besoins croissants et à des exigences technologiques nouvelles.
Entre innovation, réglementation, formation des acteurs et respect des normes, la sécurité électronique apparaît comme un maillon de plus en plus important dans la conception et l’exploitation des infrastructures en Côte d’Ivoire.
Pour le GIPS, l’enjeu consiste désormais à favoriser une croissance structurée du secteur, fondée sur la compétence, la qualité des prestations et le respect des règles, tout en permettant aux entreprises ivoiriennes de mieux répondre aux nouveaux besoins du marché.
Wassimagnon
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