Côte d'Ivoire : Synaculture, la 2ᵉ Assemblée générale ordinaire réaffirme la mobilisation pour la prime d'incitation
Les membres du Synaculture en réunion (Ph Koaci)
Le Syndicat National des Agents de la Culture (Synaculture) a tenu, ce mercredi 30 septembre 2026, sa 2ᵉ Assemblée générale ordinaire à la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, au Plateau. Cette rencontre a été consacrée au bilan des actions syndicales, aux perspectives de la lutte et à l’évolution de la mobilisation pour l’obtention de la prime d’incitation trimestrielle.
Créé en 2018, le Synaculture avait placé cette assemblée générale sous le signe de l’unité et de la solidarité syndicale. Plusieurs délégués venus de l’intérieur du pays, notamment de Grand-Bassam, Yamoussoukro, Daloa, Duékoué, Gagnoa, Bouaké, Korhogo et Daoukro, et bien d'autres localités avaient effectué le déplacement pour prendre part à cette rencontre.
Ouvrant la série des allocutions, le président du comité d’organisation (PCO), Siba Jean Ferdinand, avait souhaité la bienvenue aux participants avant d’appeler à l’unité autour de la revendication commune.
« Nous sommes réunis pour nous écouter, nous comprendre, nous organiser et poursuivre ensemble notre combat », avait-il déclaré, invitant les participants à faire de leurs différences professionnelles une force collective.
Pour lui, l’unité devait permettre de porter plus loin la revendication, tandis que la solidarité devait aider les travailleurs à faire face aux difficultés. Il avait également appelé à la détermination pour aller jusqu’au bout de l’engagement syndical.
« Vive l’unité syndicale ! Vive la solidarité entre les travailleurs ! Vive la lutte pour la reconnaissance de nos droits ! Et vive notre combat pour le droit à la vie ! », avait-il conclu.
À la suite de cette intervention, plusieurs responsables syndicaux avaient pris la parole pour apporter leur soutien à la mobilisation. Le Général Zoulou, le Général Ouatt de la coalition de la Santé et le Général Lion Blanc, présenté comme une figure emblématique de la lutte, étaient notamment intervenus pour encourager leurs camarades à poursuivre leur engagement en faveur de la prime.
Prenant ensuite la parole, le Secrétaire général national du Synaculture, Nohonain Ange Martial, avait expliqué que cette deuxième assemblée générale revêtait une importance particulière, puisqu’elle devait permettre de faire le point sur l’évolution de la revendication et de présenter les nouvelles perspectives aux militants.
« Cette assemblée avait une teneur particulière. Vous savez que, depuis plusieurs années, nous poursuivons la question de la prime. Les camarades avaient donc besoin de savoir où nous en étions et quelles étaient les perspectives », avait-il indiqué.
Le responsable syndical avait rappelé que la revendication, initialement portée au sein du ministère de la Culture, s’était progressivement élargie avec la constitution d’une coalition regroupant plusieurs syndicats partageant la même préoccupation.
« Nous sommes donc venus leur dire que la lutte est désormais devenue générale », avait-il expliqué, précisant que la démarche concernait désormais la plupart des syndicats des ministères concernés au niveau de la Fonction publique.
Selon lui, cette dynamique devait également permettre de créer une synergie d’action avec la coalition du secteur de l’Éducation-Formation. Les bases syndicales avaient ainsi été invitées à rester mobilisées, à suivre les mots d’ordre et à demeurer à l’écoute de leurs responsables.
« Aujourd’hui, nous ne travaillons plus au sein de la Culture seulement, mais avec tous les camarades et tous les partenaires qui partagent cette revendication », avait-il souligné.
Le SG national avait toutefois insisté sur la nécessité de privilégier les moyens légaux et la négociation, tout en maintenant la mobilisation des bases.
Nohonain Ange Martial avait également appelé le gouvernement à accélérer le processus de règlement de la question de la prime.
« Si nous ne passons pas à l’action, si nous restons dans l’inertie, nous ne pourrons pas faire bouger les choses. Or, cette injustice n’a que trop duré. Nous n’avons plus le temps d’attendre. Nos bases ont atteint leur degré ultime de patience », avait-il déclaré.
Tout en saluant l’ouverture de négociations, les concertations et les études déjà engagées par le gouvernement, il avait estimé que le processus devait désormais aller à son terme.
« Le gouvernement a déjà fait sa part. Le fait même d’avoir ouvert des négociations, engagé des concertations et lancé des études est à saluer. Mais il faut maintenant aller au terme du processus », avait-il ajouté.
Le responsable syndical avait appelé à éviter que l’impatience et le désespoir ne s’installent durablement parmi les fonctionnaires. Il avait également sollicité la « magnanimité du gouvernement » et, au premier chef, celle du président de la République, afin qu’une réponse soit apportée aux préoccupations exprimées.
« Nous continuerons d’utiliser les moyens légaux ainsi que tous les moyens de négociation à notre disposition. Nous attendons donc une réponse à la hauteur de leurs préoccupations », avait-il conclu.
Le Secrétaire général national était entouré, au cours de cette assemblée, de plusieurs responsables du Synaculture, notamment Aka Marc Jean, SGA chargé des affaires juridiques, Siba Jean Ferdinand, PCO, Kane Souleymane, SGA chargé des sections, et Abonguio Kacou Stanislas, SGA chargé de la planification.
Cette 2ᵉ Assemblée générale ordinaire avait ainsi permis au Synaculture de faire le point sur son action, de présenter l’évolution de la coalition syndicale et de renforcer les échanges avec ses différentes bases.
À travers cette rencontre, le syndicat avait réaffirmé sa volonté de poursuivre la mobilisation autour de la prime d’incitation trimestrielle, dans un esprit d’unité et de solidarité, avec pour leitmotiv : « La prime, notre priorité absolue ».
Jean Chresus, Abidjan
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