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Côte d'Ivoire : Retour sans accros judiciaires pour Tidjane Thiam, la réplique cinglante d'Amadou Coulibaly au PDCI-RDA « Seul le juge d'instruction pourrait vous le dire »
 

Côte d'Ivoire : Retour sans accros judiciaires pour Tidjane Thiam, la réplique cinglante d'Amadou Coulibaly au PDCI-RDA « Seul le juge d'instruction pourrait vous le dire »

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 14 octobre 2026 - 20:35



Interrogé sur la demande du PDCI-RDA d’obtenir des garanties pour un retour sécurisé de son président, Tidjane Thiam, en Côte d’Ivoire, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a renvoyé la question aux procédures judiciaires en cours concernant les événements de 2025. Lors de la conférence de presse consécutive au Conseil des ministres, le mercredi 14 octobre 2026, il a évoqué plusieurs faits graves survenus pendant cette période et invité le parti de l’opposition à clarifier la situation de son président, actuellement en France.


La question du retour de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire s’est invitée à la conférence de presse du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres. Interrogé sur la demande du PDCI-RDA d’obtenir des assurances concernant la sécurité de son président, le ministre de la Communication a estimé que cette requête devait être examinée à la lumière des procédures judiciaires liées aux événements survenus en 2025.


La question faisait notamment référence aux poursuites visant plusieurs cadres du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), la formation politique de Laurent Gbagbo. Parmi les procédures évoquées figurent la mise sous contrôle judiciaire de Sébastien Dano-Djédjé, vice-président du parti, ainsi que le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, également vice-président du PPA-CI.


Ces procédures, liées à des faits survenus dans le contexte de l’élection présidentielle d’octobre 2025, ont conduit le journaliste à interroger le porte-parole du gouvernement sur la légitimité de la demande formulée par le PDCI-RDA.


En réponse, Amadou Coulibaly a rappelé la gravité des faits évoqués dans le cadre des enquêtes judiciaires.


« Je note que vous-même, vous avez rappelé que ces poursuites judiciaires sont en lien avec les événements de 2025 », a-t-il déclaré, avant d’énumérer plusieurs actes dont les auteurs présumés font l’objet d’investigations.


Dans son intervention, le porte-parole du gouvernement a notamment fait référence à une tentative présumée de faire exploser une plateforme pétrolière et gazière au large d’une ville ivoirienne, à l’incendie d’une trentaine de bus de la Société des transports abidjanais (SOTRA), ainsi qu’à des assassinats de gendarmes.


« En 2025, y a-t-il eu, oui ou non, une tentative de faire exploser une plateforme pétrolière et gazière au large de Jacqueville, avec le risque de faire disparaître les villages environnants ? Acte terroriste. En 2025, y a-t-il eu, oui ou non, incendie de près d’une trentaine de bus de la SOTRA ? Acte terroriste. En 2025, y a-t-il eu, oui ou non, assassinat de gendarmes ? », a-t-il interrogé.


Amadou Coulibaly a ensuite estimé que les personnes interpellées dans ces affaires pourraient ne pas être les seules impliquées. Il s’est notamment demandé si les individus arrêtés avaient agi de leur propre initiative ou s’ils avaient été incités par d’autres personnes.


 

« Il y a eu des individus qui ont été pris, mais c’étaient des petites mains. Est-ce que les gens se sont levés d’eux-mêmes pour décider d’aller s’en prendre à une plateforme ? Est-ce que les gens se sont levés d’eux-mêmes pour décider d’aller brûler près d’une trentaine de bus ? », a-t-il poursuivi.


Ces interrogations ont été formulées par le ministre alors que certaines procédures sont toujours en cours d’instruction. Ses propos ne constituent toutefois pas, à eux seuls, une conclusion judiciaire sur les responsabilités individuelles dans ces affaires.


Sur les raisons ayant conduit à de nouvelles mesures judiciaires visant des responsables politiques, le porte-parole du gouvernement a souligné qu’il ne disposait pas des éléments couverts par l’instruction.


Il a ainsi rappelé que les décisions prises dans le cadre des procédures judiciaires relevaient de l’autorité compétente.


« Le dossier est en instruction. Qu’est-ce qui a été découvert au cours de l’instruction, qui fait qu’aujourd’hui le juge d’instruction décide de passer à une autre étape ? Seul le juge d’instruction pourrait vous le dire », a-t-il indiqué.


Le ministre a insisté sur le fait qu’il n’intervenait pas dans la conduite des affaires judiciaires en cours.


« Vous le savez, je ne commande pas les affaires qui sont en instruction. Je pose juste des questions », a-t-il précisé.


Cette mise au point lui a permis de revenir à la question initiale : celle des garanties réclamées par le PDCI-RDA pour le retour de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire.


Sur ce point, Amadou Coulibaly a établi un lien entre sa compréhension des événements de 2025 et la demande du parti de Tidjane Thiam. Il a estimé que cette requête lui paraissait difficile à comprendre en l’absence d’éléments établissant un lien entre le président du PDCI-RDA et les faits évoqués.


« À moins que, pour revenir à votre question concernant M. Tidjane Thiam, il ait quelque chose à se reprocher sur ces événements de 2025, je ne comprends pas la demande du porte-parole du PDCI », a-t-il déclaré.

Le ministre a ensuite rappelé que Brindoumy Kouassi, porte-parole du PDCI-RDA, avait précédemment indiqué que Tidjane Thiam se trouvait en mission en France.


S’appuyant sur cette déclaration, Amadou Coulibaly a invité le parti à préciser la situation de son président.


 

« Ma petite mémoire me rappelle que c’est M. Brindoumy qui a annoncé que M. Tidjane Thiam était en mission en France. Peut-être serait-il bon que son parti déclare la fin de sa mission pour qu’il rentre dans son pays », a-t-il lancé.


Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par les interrogations autour du retour de Tidjane Thiam et par les procédures judiciaires visant plusieurs responsables de l’opposition à la suite des événements de 2025.


À travers sa réponse, le porte-parole du gouvernement a privilégié une approche centrée sur les faits de 2025 et sur le déroulement des procédures judiciaires. Il n’a toutefois pas détaillé les éventuelles mesures que les autorités seraient disposées à prendre pour répondre à la demande de garanties formulée par le PDCI-RDA.


La question du retour de Tidjane Thiam reste donc posée, tandis que le gouvernement renvoie les interrogations relatives aux poursuites en cours aux magistrats chargés des dossiers.


Dans l’attente d’éventuelles précisions du PDCI-RDA et des autorités compétentes, deux sujets demeurent au cœur du débat : les conditions du retour du président du parti en Côte d’Ivoire et les suites judiciaires des événements survenus en 2025.



Wassimagnon




 
 
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