Côte d'Ivoire : Mobilité dans le Grand Abidjan, les préoccupations des Maires exposées à l'AMUGA, en vue d'établir une concertation continue
Ouverture de l’atelier ce lundi à Abidjan (DR)
La Conférence Internationale de la Mobilité du Climat a débuté ce lundi 19 Octobre 2026, par une table ronde avec les collectivités des communes d’Abidjan, au Sofitel Hôtel Ivoire de Cocody.
Il s’agissait d’une rencontre entre les Maires et le Conseil Stratégique de l’AMUGA sur la Mobilité dans le grand Abidjan.
Dans son allocution d’ouverture, le Président du Conseil Stratégique de l’AMUGA, Demba Diop, tout en rappelant le contexte de la création de la structure en 2019, a relevé ses problématiques.
Selon ce dernier, six ans après la creation de l’AMUGA, force est de constater que, sur chacune de ces interrogations, des difficultés persistent.
Six années après sa création, force est de constater que, sur chacune de ces interrogations, des difficultés persistent.
« Sur la conciliation des pouvoirs, la question de savoir qui décide n’est pas entièrement résolue. Entre les communes, l’État et l’AMUGA, les frontières restent parfois floues, qu’il s’agisse des décisions, des équipements ou des services de transport. A l’échelle métropolitaine, la Direction Générale doit souvent concilier des demandes différentes, parfois urgentes, parfois contraires. L’exemple le plus parlant est celui des Gbakas, des wôro-wôro et des taxis. Le nombre de véhicules nécessaires, les lignes à desservir et l’autorité qui en décide font encore l’objet d’arbitrages », a-t-il relevé.
Pour M. Diop, la gestion des équipements de proximité est le meilleur exemple des problématiques de coordination.
S’agissant des gares routières et des gares lagunaires situées dans les communes, il a indiqué que, la répartition des responsabilités relatives à leur aménagement, leur gestion et leur entretien demeure parfois insuffisamment clarifiée, tout comme les moyens à mobiliser.
« Sur l’indépendance, l’autonomie de décision demeure, dans la pratique, étroitement liée à la disponibilité des financements. Enfin, les mécanismes durables de financement restent à construire. Le stationnement ou certaines activités de transport peuvent générer des recettes, mais il faut encore préciser qui les perçoit, comment elles sont réparties et à quoi elles servent. Et au-delà de la construction des grands ouvrages, comme les ponts, le BRT ou le métro, il faudra financer leur entretien et leur exploitation dans la durée. La question de savoir qui paie, entre l’État, les communes, les partenaires et les usagers, reste ouverte », a souligné le Président du Conseil Stratégique.
A sa suite, les différents Maires présents, Adama Bictogo (Yopougon), Paulin Danho (Attécoubé), Narcisse Ballet (Koumassi) et Raoul Aby (Marcory) ont soulevé les préoccupations liées à la mobilité dans leurs différentes communes. Ils ont fait des observations, propositions et recommandations qui seront structurées
A l’issue des échanges, il a été envisagé une concertation permanente entre l’AMUGA et les Maires au vu des grands projets d’infrastructures de mobilité : le BRT, système de bus rapides sur voies réservées entre Yopougon et Bingerville, la ligne 1 du métro d’Abidjan, la construction de gares lagunaires et de chantiers navals et la restructuration du réseau de la SOTRA.
Notons que, la Table Ronde avait pour objectif principal de renforcer le cadre de collaboration entre l’AMUGA, les communes du Grand Abidjan, les ministères et les institutions concernés par les enjeux de mobilité urbaine, à travers un dialogue direct sur les priorités des territoires, les enjeux de coordination institutionnelle et les perspectives d’amélioration de la mobilité dans le Grand Abidjan.
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