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Cameroun : Le Coronavirus fait chuter les prix du poulet au marché
 

Cameroun : Le Coronavirus fait chuter les prix du poulet au marché

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 20 avril 2020 - 08:20

Au Cameroun, les autorités ont imposé des mesures drastiques pour barrer la voie à propagation de la pandémie de COVID-19.

Parmi ces mesures, il y en a qui impactent sur l’aviculture


Il s’agit notamment de l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes. Par conséquent, les cérémonies de mariages, d’obsèques, des funérailles ou autres réjouissances lors desquelles des milliers de personnes se réunissent sont interdites

.

Les restaurants, bars et snacks ferment dès 18 heures locales (17hGMT). 

La période est très difficile pour les éleveurs de poulets qui paient au prix fort ces mesures gouvernementales.

Ils sont obligés de baisser les prix pour écouler leurs produits.


"Depuis l’entrée en vigueur des mesures du gouvernement sur l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes, la fermeture des bars, snacks dès 18 heures, je ne m’en sors plus. Je suis obligée de vendre le poulet à 2 000 FCFA ou à 1850 FCFA chez le grossiste. Je ne gagne plus que 300 FCFA par poulet vendu", explique Josiane Nguepnang avicultrice au quartier Nyom dans le premier arrondissement de Yaoundé.


Ce lundi matin, elle a une cargaison de 1 000 poulets dans son camion.


 

"Nos plus grands clients ce sont les restaurants. Et même ceux qui organisent les obsèques. Parfois pour un seul deuil je pouvais vendre 400 poulets en un seul week-end. Des snacks commandaient 250 ou 300 poulets par jour", poursuit-elle.


L’avicultrice dit subir de lourdes pertes depuis la confirmation de la maladie à Coronavirus au Cameroun.

" Avant la pandémie de Coronavirus, je vendais le petit poulet à 2500 FCFA. Les moyens à 3000 FCFA et les plus gros à 3500 FCFA voire plus. Désormais, je suis obligée de vendre à bas prix mes poulets. Ces poulets consomment plus d’un tonne d’aliments par jour, donc si je ne les vends pas je suis perdante car je dois les nourrir ", souligne Josiane qui n’entend pas baisser les bras. 


Selon notre avicultrice, la matière première notamment le maïs a explosé au marché.

Comme tous les autres aviculteurs, Josiane souhaite l’accompagnement de l’Etat.

"Nous attendons toujours que l’Etat prenne des mesures d’accompagnement en notre faveur ", conclut-elle.




Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun. 

-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com-


 
 
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