Nigeria : 974 nigérians en attente d'être expulsés du Canada après 366 renvois
Illustration du Canada sur une carte (ph)
Le Canada a expulsé 366 nigérians durant l’année dernière et projette d’expulser 974 autres.
Les statistiques du programme de renvoi de l'Agence des services frontaliers du Canada (CBSA) ont révélé que 974 Nigérians sont actuellement répertoriés sous « renvoi en cours », en attente d'expulsion du Canada.
Les dernières statistiques, mises à jour le 25 novembre 2025, montrent que le Nigéria se classe au 9e rang parmi les 10 principales nationalités expulsées du Canada. Ces expulsions surviennent dans le cadre de la répression agressive de l’immigration au Canada, la CBSA expulsant désormais près de 400 ressortissants étrangers par semaine, le taux le plus élevé depuis plus d’une décennie.
Une destination en vogue
Malgré l’augmentation du nombre d’expulsions, le Canada reste une destination clé pour les nigérians en quête d’éducation et d’opportunités économiques. Le recensement canadien de 2021 a enregistré plus de 40 000 arrivées nigérianes entre 2016 et 2021, faisant des nigérians le cinquième plus grand groupe d’immigrants récents et la plus grande population de migrants africains dans le pays.
La main-d’œuvre vieillissante du Canada et les pénuries persistantes de main-d’œuvre continuent d’attirer des professionnels qualifiés et des étudiants du Nigéria, même si les contrôles d’immigration se resserrent.
Loi sur l'immigration
En vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, la CBSA est légalement tenue de renvoyer les étrangers faisant l'objet d'une mesure de renvoi exécutoire. Les motifs de renvoi comprennent les problèmes de sécurité, la criminalité, le crime organisé, les problèmes de santé, les raisons financières, les fausses déclarations et le non-respect des règles d'immigration.
La loi canadienne prévoit trois types de mesures de renvoi : les mesures de départ, qui obligent les individus à partir dans un délai de 30 jours ; les ordonnances d'exclusion, qui interdisent la ré-entrée pendant un à cinq ans ; et les arrêtés d'expulsion, qui interdisent définitivement le retour sur le territoire à moins qu'une autorisation spéciale ne soit accordée.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
