Côte d'Ivoire : Remblayages à Abidjan, le gouvernement défend la légalité des opérations autorisées et promet des sanctions renforcées
Interrogé sur la polémique autour des opérations de remblayage dans le Grand Abidjan, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a tenu à clarifier la position de l’exécutif à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire de ce jour. Il a invité les observateurs à s’adresser aux ministères techniques compétents et à éviter « les affirmations sans preuve véritable».
Le ministre a rappelé que les opérations de remblayage ne sont pas nouvelles et s’inscrivent, pour la plupart, dans le cadre du développement planifié du Grand Abidjan, notamment dans la zone portuaire.
« Les remblayages, on ne dit pas qu’il n’y en a pas. On ne dit pas non plus qu’il n’y en a pas d’illégaux. Mais ce que vous devez savoir, c’est que la majorité de ces opérations étaient prévues dans le cadre du développement du Grand Abidjan », a-t-il expliqué.
Il a cité en exemple la zone portuaire, qui a connu plusieurs opérations autorisées par l’État depuis les années 1960 et 1970, puis dans les années 1980 et autour de 1991, en lien avec l’expansion des activités portuaires autour du Port autonome d'Abidjan.
« Tout ce que l’on observe dans la zone portuaire relève, en général, de remblayages autorisés par l’État », a-t-il insisté.
Le porte-parole du gouvernement a toutefois reconnu l’existence de remblayages illégaux. « Pour ce qui est des opérations que l’on pourrait qualifier d’illégales, il y a des sanctions prévues », a-t-il précisé.
Néanmoins, le gouvernement estime que ces sanctions pourraient ne pas être suffisamment dissuasives. « Le gouvernement, saisi de la question, a compris qu’il faut aller vers un renforcement des sanctions. Elles existent, mais elles ne sont peut-être pas assez dissuasives », a-t-il admis.
Il a souligné que toute action publique doit s’inscrire strictement dans le cadre légal. « Tout se fait selon la loi. Ce que la loi n’a pas prévu, on ne peut pas l’inventer. Ce serait entrer dans l’arbitraire et s’éloigner de l’État de droit », a-t-il affirmé.
Face aux interrogations persistantes, le ministre a invité les journalistes et les citoyens à se tourner vers les administrations compétentes pour obtenir des informations détaillées.
Il a notamment cité le ministère des Affaires maritimes et le ministère en charge de l’Environnement comme interlocuteurs appropriés sur ces questions techniques et réglementaires.
« Allez chercher les vraies réponses auprès des acteurs concernés », a-t-il recommandé, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de mieux encadrer ces pratiques afin de concilier développement urbain, impératifs économiques et respect des normes environnementales.
Dans un contexte de forte urbanisation du Grand Abidjan, la question des remblayages reste sensible, au croisement des enjeux économiques, environnementaux et juridiques.
Wassimagnon
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