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Côte d'Ivoire : Transparence climatique, le gouvernement renforce son expertise nationale pour mieux tracer ses émissions de carbone dans le secteur agricole et forestier
 

Côte d'Ivoire : Transparence climatique, le gouvernement renforce son expertise nationale pour mieux tracer ses émissions de carbone dans le secteur agricole et forestier

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 13 mars 2026 - 11:34

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la consolidation de son système de transparence climatique. Du 11 au 13 mars à Jacqueville, experts nationaux et partenaires techniques se sont réunis dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités du Groupe de Travail Agriculture, Foresterie et Autres Affectations des Terres (GT-AFAT), consacré aux méthodologies de remplissage des matrices 1 an et 20 ans, outils essentiels pour le suivi des émissions de gaz à effet de serre. Organisée par le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, avec l’appui du Projet Transition Bas Carbone (TBC) financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0) et de préparation du deuxième Rapport Biennal de Transparence (BTR2).

Pendant trois jours, les membres du GT-AFAT ont bénéficié de formations théoriques et d’exercices pratiques animés par un expert du Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), organisme français chargé de l’inventaire national des émissions de gaz à effet de serre.


Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le Commandant Traoré Souleymane, Sous-directeur du Cadastre forestier et de la Cartographie au Ministère des Eaux et Forêts, représentant le Directeur du Reboisement et du Cadastre forestier, a rappelé que la lutte contre les changements climatiques constitue une priorité pour la Côte d’Ivoire.


« La Côte d’Ivoire s’est engagée de manière résolue dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et dans la réalisation de sa Contribution Déterminée au niveau National, version CDN 3.0 », a-t-il souligné.


Selon lui, la mise en place d’un Système National de Transparence Climatique est indispensable pour assurer un suivi rigoureux et crédible des actions climatiques du pays. Il a particulièrement insisté sur le rôle stratégique du secteur Agriculture, Foresterie et Autres Affectations des Terres (AFAT), qui représente environ 65 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, tout en constituant également un levier majeur pour la séquestration du carbone, la restauration du couvert forestier et la gestion durable des terres.


« La disponibilité de données fiables et harmonisées apparaît comme une condition essentielle pour garantir la qualité des inventaires nationaux et renforcer la crédibilité du pays dans ses exercices de rapportage international », a-t-il affirmé.


Dans cette perspective, les matrices 1 an et 20 ans jouent un rôle clé. Elles permettent notamment d’assurer la cohérence temporelle des données sur l’utilisation des terres, d’analyser les tendances d’émissions et d’absorptions de carbone et d’évaluer l’impact des mesures d’atténuation.

Encourageant les participants à tirer pleinement profit de ces travaux, il a exprimé sa conviction que cet atelier contribuera à renforcer les capacités techniques du Groupe de Travail AFAT et à améliorer la qualité des données climatiques nationales.


Pour Guillaume Vermeulen, Chef de projet Transition Bas Carbone chez Expertise France, cet atelier dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique.


« Nous ne sommes pas réunis pour un simple exercice technique. Nous sommes réunis pour consolider un pilier essentiel de la crédibilité climatique de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.


 

Il a rappelé que, depuis l’Accord de Paris, la performance climatique d’un pays ne se mesure plus seulement à l’ampleur de ses engagements, mais également à sa capacité à produire des données fiables, comparables et transparentes.


Le cadre de transparence renforcée, prévu par l’article 13 de l’Accord de Paris, exige en effet des informations complètes, cohérentes et techniquement solides.

Dans ce dispositif, le secteur AFAT occupe une position déterminante. « La trajectoire climatique de la Côte d’Ivoire dépend largement de la rigueur méthodologique appliquée à ce secteur », a souligné le chef de projet.


Selon lui, les progrès déjà réalisés dans l’harmonisation des fiches de collecte et la structuration des outils d’inventaire constituent une base importante. L’enjeu désormais est de maîtriser pleinement l’analyse des séries temporelles à travers les matrices 1 an et 20 ans.


Ces outils permettront aux experts nationaux d’interpréter les évolutions des émissions, d’intégrer les nouvelles données sectorielles et de produire des estimations solides pour le Rapport Biennal de Transparence.


« Si ces matrices sont mal construites, les estimations deviennent fragiles et la crédibilité internationale peut être affaiblie. À l’inverse, des matrices rigoureuses permettent de produire des estimations fiables pour le BTR 2 et le suivi des CDN 3.0 », a-t-il expliqué.


Il a également salué la contribution du CITEPA, partenaire reconnu dans le domaine des inventaires de gaz à effet de serre, ainsi que l’engagement des membres du GT-AFAT, qu’il a qualifiés de pilier du système national de transparence climatique.


 

À l’issue de cet atelier, les experts ivoiriens disposent désormais d’outils méthodologiques renforcés pour analyser l’évolution des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre sur le court et le long terme.


Cette montée en compétence contribuera directement à améliorer le suivi des engagements climatiques du pays et à renforcer la crédibilité de la Côte d’Ivoire dans les négociations climatiques internationales.


Financé à hauteur de 5,9 millions d’euros par l’Union européenne, le projet Transition Bas Carbone, lancé en janvier 2023 pour une durée de 48 mois, accompagne le gouvernement ivoirien dans la mise en œuvre et le suivi de ses engagements climatiques, tant en matière d’atténuation que d’adaptation.


En consolidant les capacités nationales et en structurant le système de transparence climatique, cette initiative participe à positionner la Côte d’Ivoire parmi les pays africains engagés dans une gestion rigoureuse et transparente de leur trajectoire climatique.



Wassimagnon


 
 
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