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Côte d'Ivoire: MUPEMENET-CI, le Directeur exécutif accusé de licenciements abusifs, l'affaire portée devant le tribunal
 

Côte d'Ivoire: MUPEMENET-CI, le Directeur exécutif accusé de licenciements abusifs, l'affaire portée devant le tribunal

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 07 juin 2024 - 06:07


La Mutuelle des Personnels du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MUPEMENET-CI), est secouée depuis quelques semaines par une affaire de licenciements abusifs, dont l’auteur serait monsieur Bourgelat Agré Lynx, Directeur exécutif de ladite mutuelle.


Il est accusé d’avoir mis à la porte, trois dames travaillant dans cette mutuelle sans aucune forme de procès, dans des conditions assez floues. Parmi elle, dame Bouazo Lago Yaba Emma (épouse de Sam Wakouboué, journaliste, Directeur de publication et porte-parole de l’intersyndicale du secteur des médias) qui a au cours d'une rencontre avec la presse, expliqué avec force et détails, les conditions dans lesquelles elle a été licenciée.


Les faits


Titulaire d’un BTS option Banque obtenu depuis 1999, après son stage à la Banque africaine de développement (BAD), Bouazo Emma épouse Sam Wakouboué a été recrutée en 2017, en qualité d’agent administratif à la Mutuelle des Personnels du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique de Côte d’Ivoire (MUPEMENET-CI). Son profil de formation ayant convaincu ses employeurs de la Direction générale d’alors, il lui ait confié le projet de création et de mise en œuvre pratique du Fonds Solidarité Retraite de la mutuelle (FSR). 

  

Elle met donc en place, tous les rudiments professionnels pour le bon fonctionnement de ce service. En effet, il s’agit d’une épargne dont le montant minimum est de dix mille francs CFA cotisé jusqu’à la retraite. Elle permet en outre, d’avoir accès à un prêt après six mois de précomptes. 


Compte tenu de la difficulté pour la majorité des adhérents d’accéder à un prêt bancaire pour cause de quotité insuffisante, en 2020, elle a proposé et obtenu de la Direction générale d’alors, la mise en place d’un système de rachat partiel, qui, précise-t-elle, ne faisait pas partie des clauses du contrat initial, pour permettre aux adhérents d’avoir accès à des formes de découverts sur leur épargne (à l’avantage de l’adhérent) et faire baisser ainsi les multiples résiliations de contrats par les adhérents. Il est important de noter que le rachat partiel permet à l’entreprise de précompter 3% du montant sollicité par chaque adhérent. Dans les faits, il s’en est suivi une réduction des résiliations et un accroissement du taux des demandeurs de rachat partiel (à l’avantage de l’entreprise).


De 2017 à 2023, Bouazo Emma épouse Sam Wakouboué était le seul personnel occupant le service FSR et à gérer ce Fonds. Son travail a consisté à recevoir les courriers de demandes de prêts, de rachats partiels ou de résiliations des adhérents ; les traiter ; éditer les chèques ; faire la transmission des chèques signés au nom des adhérents et les remettre aux bénéficiaires ; faire l’état des chèques émis, retirés ou non pour éviter de remettre aux adhérents des chèques sans provision puisque cela était par moment un fait constaté. Elle n’a donc jamais eu accès à aucune possibilité de manipulation de liquidité financière encore moins d’édition de chèque d’un adhérent à son avantage personnel.


Le vendredi 10 mai aux environs de 15 heures, elle reçoit un appel de la Direction des Affaires Financières l’instruisant de faire l’état des chèques émis, retirés ou non (comme d’habitude) mais cette fois-ci pour les mois d’avril et de mai 2024.

 

Elle a fait l’état des chèques édités et non retirés de la période concernée. Quand sa nouvelle collègue s’est occupée d’établir l’état des chèques retirés de la même période. Lequel travail fait, elles l’ont transmis au DAF et dont elles détiennent copie actuellement. 


Le lundi 13 mai, sa collègue et elle reçoivent une demande d’explication signée du responsable du service des ressources humaines, les sommant de justifier un écart considérable entre les montants déclarés et les montants réels pour la période de référence en comparaison au même travail effectué par la comptabilité. 

 

Après investigation, elles ont alors constaté que le service de comptabilité a tenu compte dans son état de plus de deux mois, comme il leur a été recommandé pour établir un état partant de janvier à mai ce qui fait cinq mois au lieu de deux.


 

Ce que le 15 mai 2024, dans sa réponse à la demande d’explication, elle a justifié comme principale raison de cet écart ‘’considérable’’. En outre concernant les reproches à elle faites dans la décision de licenciement signée du Directeur Exécutif monsieur Bourgelat Agré Lynx, il est lui reproché « un amalgame dans les saisies d’information comme illustré par le cas de monsieur Donga Mathurin pour un montant de cent trente-huit mille francs CFA, édité le 19 mars 2024, et retiré le 2 avril 2024, alors que vous avez affirmé que le chèque a été émis le 2 avril 2024 ». 


Sur cette accusation, Mme Wakouboué précise qu’elle n’a jamais traité le cas du sieur Donga. L’on ne peut donc lui imputer une faute qui n’est pas de son fait. Le cas DONGA ayant été traité par sa collègue. « Je tiens à informer les journalistes que la Direction Exécutive actuelle de l’entreprise, malgré son ancienneté et son expérience professionnelle et en dépit du fait que le FSR est depuis des années un service plein, le Directeur exécutif Monsieur Agré Lynx, a toujours refusé de me nommer Cheffe de ce service », informe-t-elle. 


Sa collègue et elle agissant donc dans ce service à responsabilité égale, elle juge logiquement que le fait de la sanctionner pour une faute venant de l’autre est totalement abusif. De plus, elle dit n’avoir aucunement eu connaissance du travail de sa collègue avant qu’elle ne le mette à la disposition du DAF. Puisque cette dernière n’en a pas jugé d’intérêt.  


Sur le cas des amalgames de saisie qui seraient pour la direction une faute lourde suffisante pour son licenciement, elle fait savoir à toutes fins utiles, que dans les documents du service de comptabilité émis par Mlle Marie Axelle Houphouet, sans grand effort, il ressort un amalgame de saisies d’information que la Direction exécutive a jugé utile d’ignorer : en effet, sur une page des documents traités par la comptabilité, il ressort un amalgame de saisies d’informations comme illustré par le cas de monsieur KANGAH KOUASSI THEODORE, dont le chèque serait étonnamment émis à la date du 09 septembre 2024, alors que nous étions au mois de Mai 2024. 


Et pourtant, la supposée experte du service de comptabilité, nièce du PCA de la Mutuelle, très proche du Directeur exécutif, n’a même pas reçu une interpellation verbale sur ce cas d’amalgames de saisies d’informations. Et il y en a d’autres ainsi plein dans le document que nous détenons. 


A la suite de sa réponse à la demande d’explication, le 15 Mai 2024, sans aucune autre forme d’explication et de considération pour tout le travail consenti au service de l’entreprise pendant 8 années, Mme Wakouboué est licenciée, le 22 Mai 2024. 


La Direction qualifiant ses actions de faute professionnelle situant qu’il s’agirait de, « Insuffisance professionnelle, falsifications et manipulations de données comptables, intention délibérée de maintenir l’employeur dans l’incertitude ».


 

Jugeant ces accusations de diffamatoires et injurieux, elle a jugé nécessaire que le Directeur Exécutif, monsieur Agré Lynx, signataire « de ces insultes », apporte devant un tribunal pénal la preuve indiscutable de ces calomnies faites. 


Ainsi, elle a saisi son avocat, Maitre Coulibaly N’Golo Daouda, du barreau de Côte d’Ivoire qui, instruit l’affaire pour la porter devant des tribunaux du Travail et du pénal pour que l’honneur de Mme Wakouboué, sa dignité et son professionnalisme gratuitement attaqués par le Directeur Exécutif de l’entreprise, soient rétablis avec à l’appui un dédommagement proportionnel à son CV ainsi Sali. Toute chose qui pourrait compromettre son embauche dans une autre entreprise de la place, avec ces qualificatifs déshonorants collés de façon délibérée à sa personne. 


 Pour elle, tout autre employeur ayant connaissance des raisons de son licenciement, il ne sera pas nécessaire de la recruter, parce que désormais réputée comme un agent qui excellerait dans les falsifications et manipulations de données comptables que l’on pourrait percevoir comme un agent expert en détournement des fonds d’entreprise, mais tout aussi comme un agent non loyal à son employeur. 


En date du 28 mai 2024, le Conseil d’administration de la Mutuelle, réuni, a décidé de désavouer le Directeur Exécutif pour recommander la réintégration des trois dames licenciées, y compris Mme Sam Wakouboué. Mais elle dit décliner ce « gâteau piégé », décidé qu’elle est à aller jusqu’au bout dans cette affaire désormais portée devant les tribunaux.


Il est certain que dans les jours à venir, la MUPEMENET-CI sera encore sous les feux des projecteurs, non pas pour des tensions entre dirigeants et adhérents, mais cette fois, pour une affaire de licenciement abusif.



Wassimagnon


 
 
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