Cameroun : Can au Maroc, la Fecafoot critique les délais de la CAF dans la procédure disciplinaire concernant Eto'o
La Fédération camerounaise de football a exprimé son mécontentement face à la lenteur de la communication des raisons derrière la sanction imposée à son président, tout en confirmant que le délai d'appel est toujours ouvert.
Dans un communiqué publié le 22 janvier 2026, la Fecafoot a réagi à la position de la Commission disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) au sujet de la sanction infligée à Samuel Eto'o Fils, le président de l'instance camerounaise.
Délai d’appel
Concernant le délai d'appel, le document, signé par le secrétaire général Mandong Isaac Noé, indique que le délai pour déposer un mémoire d'appel ne commencera à courir qu'après la notification des motifs détaillés de la décision contre Samuel Eto'o.
Cette précision, jugée « bienvenue » par la fédération, confirme que les voies de recours restent ouvertes.
Pour rappel, le 14 janvier 2026, la CAF a imposé au président de la Fecafoot une interdiction de stade de quatre matchs ainsi qu'une amende de 20 000 dollars américains pour inconduite lors d'un match de la CAN 2025, en raison de gestes jugés inappropriés envers l'arbitre.
Bien que la fédération camerounaise de football se réjouisse de cette clarification, elle exprime son étonnement face à l'écart entre la rapidité de l'annonce de la sanction et les délais observés pour transmettre les éléments essentiels à l'exercice du droit d'appel.
La fédération souligne que la sanction a été prononcée « moins de deux heures après l'audience », tandis que la communication des motifs détaillés de la décision prend des « délais prolongés, voire indéterminés ». Cette situation n'est pas sans précédent. La fédération rappelle qu'un précédent dossier disciplinaire avait nécessité «plus de neuf mois pour obtenir successivement les motifs de la décision ». Un délai que l'instance camerounaise considère comme incompatible avec les principes d'une justice sportive efficace.
Respect des standards internationaux
Dans son communiqué, la défense réaffirme son « attachement à une procédure équitable, au respect des délais raisonnables et à l'effectivité des voies de recours ». L'institution se déclare déterminée à rester « vigilante quant aux exigences de ces garanties fondamentales », non seulement pour protéger « l'honorabilité de ses Membres », mais aussi pour préserver « la crédibilité de la gouvernance sportive sur le continent et dans le monde ». La fédération camerounaise souhaite défendre son président tout en respectant scrupuleusement les procédures, tout en appelant l'instance continentale à harmoniser ses pratiques avec les normes internationales de bonne gouvernance.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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