Côte d'Ivoire : Lutte contre le transvasement illicite du gaz butane, des individus interpellés à Yamoussoukro répondront de leurs actes devant la justice
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Dans le cadre de la lutte contre le transvasement illicite du gaz butane, des individus ont été interpellés à Yamoussoukro, par la brigade de la Direction générale des hydrocarbures (DGH) en collaboration avec l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC).
Elles ont également procédé à la saisie de plus de 2 000 bouteilles de gaz de type B6, de 25 bouteilles B12, ainsi qu’au démantèlement de 24 machines utilisées dans des activités illégales, au cours d’une opération menée dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026, dans capitale politique et administrative du pays.
Plusieurs individus ont également été interpellés lors de cette intervention. Outre la fermeture systématique des sites de transvasement illicites, les auteurs de ces infractions devront désormais répondre de leurs actes devant la justice ivoirienne, assure-t-on.
Les équipements saisis étaient notamment utilisés pour le transvasement frauduleux du gaz butane, une pratique formellement interdite en raison des risques majeurs qu’elle fait peser sur la sécurité des personnes et des biens.
Cette nouvelle action s’inscrit dans la continuité d’une vaste opération menée le 6 janvier 2026 dans la capitale politique ivoirienne. À cette occasion, les autorités avaient déjà révélé l’ampleur d’un phénomène aussi dangereux qu’inacceptable : le transvasement illégal du gaz butane, exercé en dehors de tout cadre réglementaire et sans respect des normes élémentaires de sécurité.
L’intensification de ces missions de répression, conformément aux instructions fermes du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Sangafowa-Coulibaly avait permis la saisie de plusieurs milliers de bouteilles de gaz ainsi que de dizaines de machines destinées au transvasement illicite.
Ces opérations traduisent la volonté ferme des autorités de mettre un terme à un réseau d’activités clandestines qui expose quotidiennement des milliers de personnes à des risques d’explosion, d’incendie et d’intoxication.
Le transvasement illégal du gaz, souvent réalisé dans des conditions précaires et sans dispositifs de sécurité adaptés, est parfois utilisé comme carburant pour les taxis communaux, transformant ainsi des habitations et des quartiers entiers en véritables bombes à retardement.
Face à cette menace persistante, la DGH et ses partenaires maintiendront une vigilance accrue sur l’ensemble du territoire national. Le numéro vert gratuit 1699 est mis à la disposition des populations pour signaler toute activité illégale liée à l’usage du gaz butane.
Donatien Kautcha, Abidjan
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