Côte d'Ivoire : Trottoirs confisqués, circulation en danger..., Abidjan face au chaos urbain, Bacongo appelé à agir
Abidjan, capitale économique et vitrine internationale de la Côte d’Ivoire, fait aujourd’hui face à un défi urbain de taille. Le désordre croissant dans l’occupation de l’espace public menace à la fois la sécurité des citoyens, la fluidité de la circulation et l’image d’une métropole qui se veut moderne et attractive.
Dans de nombreuses communes d’Abidjan, rues et trottoirs ont progressivement été transformés en marchés à ciel ouvert. Les espaces initialement dédiés aux piétons sont envahis par des étals de vendeurs ambulants, contraignant les passants à marcher sur la chaussée, au milieu des véhicules et des motocyclistes. Cette cohabitation forcée accroît considérablement les risques d’accidents et rend la circulation piétonne dangereuse, voire impraticable.
Ce phénomène, bien que révélateur du dynamisme économique informel de la ville, traduit surtout un manque criant d’infrastructures commerciales adaptées et une faiblesse dans la régulation de l’espace urbain.
Les effets de ce désordre urbain sont multiples et préoccupants : embouteillages chroniques, accidents de la route fréquents, sentiment d’insécurité grandissant et dégradation de l’esthétique urbaine. À long terme, cette situation nuit à l’attractivité d’Abidjan, tant pour les investisseurs que pour les touristes, et fragilise son statut de hub économique régional.
Dans ce contexte, la responsabilité du Ministre-Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahim Bacongo, est plus que jamais engagée. Garant de l’ordre urbain et de la gestion du territoire, il lui revient de mettre en œuvre des mesures fermes, mais équilibrées, afin de restaurer l’autorité de l’État et de réorganiser l’occupation de l’espace public.
Cette action ne saurait se limiter à des opérations ponctuelles de déguerpissement. Elle doit s’inscrire dans une vision globale et durable, fondée sur la réorganisation des marchés informels et la création d’infrastructures commerciales modernes, accessibles et bien situées.
La solution ne réside pas dans une répression aveugle des commerçants, souvent poussés à l’informel par la précarité économique. Elle passe plutôt par une approche inclusive, associant les acteurs du terrain, les collectivités locales et les autorités administratives.
La mise en place d’espaces commerciaux dédiés, offrant des conditions de travail décentes, permettrait de libérer les trottoirs, de sécuriser les déplacements et de redonner aux piétons leur place légitime dans la ville.
Abidjan ne peut se résigner à devenir une ville où se déplacer à pied relève du parcours du combattant, ni un espace où l’ordre urbain semble relégué au second plan. L’enjeu est majeur : il s’agit de préserver la qualité de vie des habitants, de renforcer la sécurité routière et de projeter l’image d’une métropole africaine moderne et bien organisée.
L’heure est à l’action. En engageant des réformes audacieuses et concrètes, le Ministre-Gouverneur Bacongo a l’opportunité de marquer durablement l’histoire urbaine de la capitale économique ivoirienne. L’avenir d’Abidjan, et plus largement celui de la Côte d’Ivoire, dépend de cette réorganisation indispensable.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
