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Côte d'Ivoire : Transparence climatique, renforcement du contrôle des émissions dans les secteurs de l'agriculture, la foresterie et autres Affectations des Terres
 

Côte d'Ivoire : Transparence climatique, renforcement du contrôle des émissions dans les secteurs de l'agriculture, la foresterie et autres Affectations des Terres

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 20 février 2026 - 05:51




La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la consolidation de son Système national de transparence climatique. Réunis dans le cadre d’un atelier technique, les experts du Groupe de travail Agriculture, Foresterie et autres Affectations des Terres (AFAT) ont engagé l’élaboration et la validation de fiches harmonisées de collecte des données d’activité, destinées à renforcer la fiabilité des inventaires nationaux de gaz à effet de serre (GES) et le suivi des engagements climatiques du pays, notamment la CDN 3.0.


Cette première journée a permis de rappeler les missions du Groupe de travail AFAT au sein du dispositif national, de présenter les outils de collecte existants et d’engager leur amélioration en vue d’une harmonisation conforme aux exigences internationales.


À l’issue des travaux, le Groupe disposera d’outils consolidés, capables d’améliorer la qualité des inventaires de GES et d’assurer un suivi rigoureux des mesures prévues dans la troisième génération des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0), dans le cadre de l’Accord de Paris.


La prochaine étape consistera en un atelier de renforcement des capacités dédié au remplissage des matrices sectorielles « 1 an » et « 20 ans », afin de transformer les données collectées en estimations chiffrées et en indicateurs concrets des progrès climatiques.


Dans son allocution d’ouverture, Guillaume Vermeulen, chef de projet Transition Bas Carbone, a rappelé que l’enjeu dépasse le simple cadre technique.


« Nous ne sommes pas réunis pour un atelier ordinaire. Nous posons une pièce maîtresse du Système national de transparence climatique », a-t-il déclaré. 


Selon lui, le Cadre de transparence renforcé impose désormais aux États non seulement d’annoncer des ambitions climatiques, mais surtout de les mesurer, les démontrer et les documenter avec rigueur.


Il a souligné que le secteur AFAT occupe une place stratégique : il concentre une part importante des émissions nationales tout en représentant le principal potentiel de séquestration carbone du pays. 

« La performance climatique de la Côte d’Ivoire se joue en grande partie ici », a-t-il insisté.


 

La qualité des données collectées conditionne directement, la solidité des inventaires nationaux de GES, la fiabilité du prochain rapport biennal de transparence (BTR 2) et la démonstration objective des progrès réalisés au titre des CDN 3.0.


« Si la collecte est approximative, l’estimation sera fragile ; si l’estimation est fragile, le rapport sera contestable ; et si le rapport est contestable, la crédibilité nationale est affaiblie », a-t-il averti.


Le projet Transition Bas Carbone est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France en collaboration avec le ministère ivoirien en charge de l’Environnement.


Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le Dr Kouadio N’Gandi, conseiller technique, a salué l’engagement des membres du Groupe de travail AFAT ainsi que l’appui des partenaires techniques et financiers.


Il a rappelé que la Côte d’Ivoire a pris des engagements ambitieux dans le cadre de l’Accord de Paris, mais que l’enjeu réside désormais dans la démonstration rigoureuse et crédible des progrès accomplis.


« Le secteur Agriculture, Foresterie et autres Affectations des Terres constitue un pilier de notre développement économique, de notre sécurité alimentaire et de nos moyens d’existence. Il est également un secteur clé dans la trajectoire de réduction des émissions nationales », a-t-il affirmé.


Renforcer la qualité des données issues de ce secteur n’est donc pas, selon lui, un simple exercice technique, mais « un acte stratégique au service de la crédibilité internationale du pays et de la qualité des politiques publiques».


Il a officiellement déclaré ouverts les travaux de l’atelier, réaffirmant l’engagement du ministère à contribuer activement à la dynamique nationale de transparence et de redevabilité climatique.


Pour le coordonnateur national, M. Zakpa, cet atelier s’inscrit dans la continuité des sessions précédentes de renforcement des capacités, notamment sur les lignes directrices du GIEC appliquées au secteur AFAT.


« On ne peut pas avoir un système de transparence opérationnel sans données fiables, vérifiées et authentifiées », a-t-il rappelé. Les fiches de collecte en cours d’élaboration préciseront, par sous-secteur, les types d’informations nécessaires, afin de structurer et d’harmoniser la remontée des données.


 

Il a également mis en avant la synergie entre les équipes nationales, Expertise France et le ministère de l’Environnement, collaboration qui a déjà permis d’enregistrer des avancées notables dans la soumission des engagements climatiques.


L’ambition affichée est claire : passer d’une production ponctuelle de données à un système organisé, institutionnellement ancré et durable, capable de répondre aux exigences du Cadre de transparence renforcé et d’améliorer l’accès aux financements climatiques internationaux.


À travers cet atelier, la Côte d’Ivoire confirme ainsi sa volonté de consolider un dispositif de transparence climatique robuste, condition essentielle pour crédibiliser ses ambitions environnementales sur la scène internationale.




Wassimagnon





 
 
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