Cameroun : Deux soldats camerounais tombent dans une embuscade de Boko Haram près de Waza
Deux militaires camerounais de la Force multinationale mixte ont été tués jeudi 5 mars 2026 dans une embuscade tendue par des jihadistes sur l'axe Salé-Zigagué, dans le département du Logone-et-Chari, région de l’Extreme-nord, rapportent à Koaci, des sources sécuritaires concordantes. Un suspect a été appréhendé.
Deux noms. Deux uniformes. Deux familles dévastées. Haman Paul, soldat de première classe au 43e Bataillon d'infanterie motorisée, et Abanda Abanda Janvier, soldat de deuxième classe au 42e Bataillon d'infanterie motorisée, ne rentreront pas chez eux. Ils ont été tués le jeudi 5 mars 2026 dans une embuscade meurtrière dans l'Extrême-Nord du Cameroun, région que le terrorisme martyrise depuis plus d'une décennie.
Piège tendu sur une route de brousse
Selon nos sources, c’est sur l'axe reliant les localités de Salé et Zigagué, dans le département du Logone-et-Chari, que le drame s'est noué. Une patrouille de la Force multinationale mixte (FMM) -le dispositif militaire conjoint réunissant le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin dans la lutte contre Boko Haram - progressait sur cet axe quand elle est tombée dans une embuscade soigneusement préparée.
« Des combattants affiliés à Boko Haram et à la Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) avaient pris position dans la zone de Waza, aux aguets. L'attaque a été fulgurante. Quand la fumée s'est dissipée, deux soldats camerounais gisaient sans vie », expliquent nos sources qui ont fortement requis l’anonymat.
Malgré le choc, les forces de défense et de sécurité n'ont pas desserré leur étreinte. Dès que l'information de l'embuscade a été remontée, des opérations de ratissage ont été déclenchées dans le secteur. Elles ont abouti à l'interpellation d'un suspect, actuellement placé en garde à vue et interrogé au poste militaire de Zigagué.
Cette attaque n'est pas un accident isolé. Elle rappelle que l'Extrême-Nord du Cameroun reste, en 2026, l'un des théâtres de guerre les plus actifs et les plus meurtriers du continent africain. Boko Haram et sa dissidence Iswap y opèrent depuis plus de dix ans, multipliant les embuscades, les enlèvements, les attentats-suicides et les pillages de villages.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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