Côte d'Ivoire : Droits de l'Homme, la société civile valide la nouvelle équipe du CNDH et appelle à une gouvernance renforcée de l'institution
Les organisations de la société civile engagées dans la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ont officiellement réagi à la mise en place de la nouvelle Commission centrale du Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Dans une déclaration conjointe rendue publique à Abidjan, elles expriment à la fois leur satisfaction quant au processus de désignation et leurs attentes envers les nouveaux responsables.
Les signataires disent « prendre acte » de la nomination des douze membres de la Commission centrale, entérinée par le décret n° 2026-97 du 18 mars 2026 pris par le Président de la République. Ils relèvent également l’élection, le 24 mars 2026, des trois membres du Bureau exécutif par les nouveaux commissaires, conformément aux dispositions de la loi n° 2018-900 du 30 novembre 2018 régissant l’institution.
Dans leur déclaration, les organisations saluent la conduite du processus par le ministère de la Justice et des Droits de l’homme, qu’elles jugent « transparente et inclusive ». Selon elles, cette approche contribue à renforcer la légitimité, la crédibilité et l’acceptabilité du CNDH auprès des citoyens ainsi que des partenaires nationaux et internationaux.
Un point particulièrement apprécié par les acteurs de la société civile reste la présence de leurs représentants au sein du Bureau exécutif. Ils les exhortent à jouer pleinement leur rôle en contribuant à la revitalisation de l’institution, notamment par la promotion d’une gouvernance plus dynamique et par le renforcement de la professionnalisation et de l’efficacité des actions du Conseil.
Les organisations n’ont pas manqué de rendre hommage aux membres du Conseil sortant. Elles saluent le travail accompli durant leur mandat, exceptionnellement prorogé jusqu’au 31 décembre 2025 en raison du contexte électoral. Cette prolongation, soulignent-elles, a permis d’assurer la continuité des actions du CNDH et de consolider ses interventions dans le domaine des droits humains.
S’agissant de la nouvelle équipe, les signataires adressent leurs encouragements aux membres récemment installés et les invitent à faire preuve de rigueur, d’intégrité et d’indépendance dans l’exercice de leurs fonctions. Ils insistent sur le respect des normes légales et des principes qui encadrent les institutions nationales des droits de l’homme.
Enfin, la société civile appelle le gouvernement ivoirien à poursuivre jusqu’à son terme le processus d’installation des nouveaux membres de la Commission centrale, afin de garantir le plein fonctionnement de l’institution.
Cette déclaration est signée par plusieurs organisations, parmi lesquelles : Actions pour la protection des droits de l’homme en Côte d’Ivoire (APDH-CI), la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), le Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH), le Regroupement des acteurs ivoiriens pour les droits de l’homme (RAIDH), ainsi que diverses coalitions et associations œuvrant pour la paix, la démocratie et l’inclusion sociale.
Précisions qu'outre que le fait que le mandat de Namizata Sangaré ancienne militante d'un parti politique, était achevé depuis février 2025, qu'elle avait été nommée en qualité d'expert du Gouvernement et élue à la tête du conseil des droits de l'homme.
Malgré le constat de possibles stratégies de déstabilisation de l'instutution, perdre un poste en Côte d'Ivoire n'étant jamais évident, notons que le nouveau bureau a été, lui aussi, élu dans les mêmes conditions.
Wassimagnon
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