Mali : Bamako plongée dans une grave crise énergétique, des délestages de 18 H signalés
Le Mali traverse en ce mois de mai 2026 une crise énergétique majeure, marquée par des délestages quotidiens prolongés à Bamako et dans plusieurs localités du pays.
Dans certains quartiers de la capitale, les habitants subissent jusqu’à 18 heures de coupure d’électricité par jour, aggravant une situation sociale déjà tendue.
La crise est principalement liée à un déficit de production électrique, à la pénurie de carburant alimentant les centrales thermiques ainsi qu’à plusieurs incidents techniques touchant les infrastructures énergétiques nationales.
Dans plusieurs secteurs de Bamako, des habitants affirment avoir passé jusqu’à quatre jours sans eau ni électricité, en pleine période de forte chaleur.
Cette double pénurie plonge des milliers de familles dans des conditions de vie extrêmement difficiles.
L’absence prolongée de courant perturbe directement le fonctionnement des installations de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP).
Les stations de pompage et les systèmes de distribution, dépendants de l’alimentation électrique, tournent au ralenti ou restent totalement à l’arrêt, aggravant les difficultés d’accès à l’eau potable.
Sous des températures élevées, les coupures rendent également les conditions de vie particulièrement éprouvantes, notamment dans les quartiers densément peuplés où ventilateurs et climatiseurs restent inutilisables pendant de longues heures, rapportent des médias maliens.
L’entreprise publique Énergie du Mali fait face à d’importantes difficultés financières et à une dette élevée, limitant sa capacité à moderniser les équipements et à renforcer le réseau national.
Rappelons que le Mali dépend largement de centrales thermiques nécessitant d’importantes quantités de carburant.
Or, plusieurs convois d’approvisionnement ont récemment été perturbés sur certains axes routiers en raison de l’insécurité et des attaques attribuées à des groupes armés affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GNIM).
Ces blocages , selon des analystes viseraient à fragiliser davantage l’économie malienne, perturber les services essentiels et accentuer la pression sur les autorités de transition.
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