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Côte d'Ivoire : Bangolo, après l'assassinat de Koffi Yao Jules, la diaspora du Zarabaon et les jeunes exigent le retrait définitif des dozos du canton
 

Côte d'Ivoire : Bangolo, après l'assassinat de Koffi Yao Jules, la diaspora du Zarabaon et les jeunes exigent le retrait définitif des dozos du canton

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 26 mars 2026 - 20:29

Des membres de la délégation (.ph KOACI.) 



L’assassinat de Koffi Yao Jules, également connu sous le nom de Yao Yao Jules, continue de susciter une vive émotion dans le canton du Zarabaon, dans le département de Bangolo. Face à la gravité de la situation sécuritaire, une délégation de la diaspora et de la jeunesse du canton, a décidé de se rendre sur le terrain afin de s’imprégner des réalités et porter la voix des populations inquiètes. Composée de représentants de toutes les couches sociales de la jeunesse du Zarabaon, la délégation effectue depuis le 25 mars 2026, une mission sur leur terre natale, avec un cahier de charges clair : comprendre les circonstances du drame, écouter les populations et plaider pour le retour de la sécurité.


Depuis l’assassinat de Koffi Yao Jules, attribué à un chasseur traditionnel dozo selon plusieurs témoignages, la tranquillité des populations du Zarabaon semble profondément ébranlée. La peur s’installe progressivement dans les villages, où les habitants disent vivre désormais dans une inquiétude permanente. Au cœur des préoccupations, la présence d’un barrage illégal tenu par des dozos dans le canton suscite une incompréhension générale. Pour de nombreux habitants, cette situation est difficilement concevable, d’autant plus que la zone dispose déjà d’une brigade de gendarmerie et bénéficie de patrouilles régulières des forces mixtes de sécurité.


 

Pour la diaspora et la jeunesse du Zarabaon, la coexistence de forces parallèles constitue une menace directe pour la stabilité de la zone. Elles estiment que cette situation affaiblit l’autorité de l’État et entretient un climat d’insécurité préjudiciable à la cohésion sociale. La mission citoyenne, prévue du 25 au 27 mars 2026, intervient dans un contexte déjà fragile, marqué par les séquelles des crises sociopolitiques qu’a connues la Côte d’Ivoire. Comme plusieurs régions de l’Ouest, le Zarabaon demeure vulnérable, avec un tissu social encore fragilisé et des tensions latentes entre communautés.


Dans leur mémorandum adressé aux autorités administratives, sécuritaires et coutumières de la sous-préfecture de Kahin, les membres de la délégation formulent plusieurs recommandations fortes. Ils demandent notamment l’ouverture d’une enquête rigoureuse afin de faire toute la lumière sur l’assassinat de Koffi Yao Jules, l’identification des auteurs et les traduire devant les juridictions compétentes. La délégation exige également le démantèlement immédiat des barrages illégaux, le renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité dans la zone, ainsi que l’instauration de patrouilles régulières pour rassurer les populations.


Plus encore, la diaspora et la jeunesse du Zarabaon appellent au retrait définitif des chasseurs traditionnels dozos du canton, estimant que leur présence, historiquement inexistante dans la zone, constitue aujourd’hui une source majeure de tensions. Au-delà de l’aspect sécuritaire, la délégation plaide pour la mise en place d’un cadre permanent de dialogue impliquant autorités administratives, chefferies traditionnelles, jeunesse et diaspora. Selon les initiateurs, cette plateforme permettra d’anticiper les crises et de consolider durablement la paix dans le Zarabaon.


Au programme de la mission figurent plusieurs rencontres stratégiques, notamment avec le sous-préfet de Kahin, la famille du défunt, les forces de sécurité, les responsables dozos ainsi que la jeunesse de Pinhou, dont l’attitude face à la situation suscite également des interrogations au sein de l’opinion locale. La délégation est conduite par Guehou Prinsey, avec pour porte-parole Gnahoua Wilfried. Elle comprend également Ange Ba, chargé de la mobilisation et de la trésorerie, Flié Francis, rapporteur, ainsi que Zahan Habakuc, responsable logistique.


À travers cette initiative, la diaspora et la jeunesse du Zarabaon entendent assumer pleinement leur responsabilité citoyenne. Leur objectif est clair : obtenir justice pour Koffi Yao Jules, restaurer l’autorité de l’État et ramener durablement la paix dans le canton. Car pour les populations du Zarabaon, la sécurité ne saurait être négociable. Après ce drame, elles exigent désormais des actes forts pour que plus jamais un citoyen ne perde la vie dans de telles circonstances.


T..K.Emile

tkemile@koaci.com


 
 
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