RDC : Un médecin jugé après des violences sur une patiente en plein accouchement
David Balanganay
Une vidéo devenue virale montrant un médecin en train de frapper une patiente juste après son accouchement a provoqué une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Identifié comme étant David Balanganayi, le praticien a été interpellé et traduit en justice.
L’affaire a suscité une onde de choc, relançant le débat sur la prise en charge des femmes enceintes dans le pays.
Le procès du médecin s’est ouvert le 27 mars devant le tribunal de grande instance de Kinkole, à Kinshasa, avant d’être renvoyé au 30 mars.
Les images diffusées montrent une patiente en grande souffrance, subissant des soins post-accouchement sans anesthésie. Face à ses cris, le médecin, visiblement agacé, lui porte plusieurs coups.
Poursuivi pour « tortures », « tentative de meurtre », « atteinte à l’intégrité physique » et « coups et blessures volontaires », David Balanganayi encourt jusqu’à 20 ans de prison.
À la barre, le médecin reconnaît des gestes violents, tout en minimisant leur intensité. Il affirme également avoir simulé certains coups pour contraindre la patiente à se laisser soigner.
Son avocat, Joël Cadet, plaide l’acquittement, estimant que son client a agi pour sauver la vie de la patiente dans des conditions hospitalières difficiles. Selon lui, une condamnation pourrait démotiver davantage le personnel médical confronté à des moyens limités.
Le praticien soutient par ailleurs avoir filmé la scène pour se protéger en cas de complication, et devra expliquer les circonstances de la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux.
La victime a été prise en charge dans un établissement privé de la capitale avec le soutien de Denise Nyakeru Tshisekedi, épouse du président Félix Tshisekedi.
Alors que les réactions d’indignation se multiplient, de nombreuses femmes dénoncent des violences gynécologiques récurrentes dans les structures de santé du pays.
Malgré la pression des autorités, le Conseil national de l’Ordre des médecins a refusé la radiation du praticien, lui infligeant une suspension de trois mois en attendant l’issue d’un procès très suivi, devenu emblématique des dysfonctionnements du système de santé congolais.
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