Togo Burkina-Faso : Relations sécuritaire et économique, Ibrahim Traoré reconnaissant pour le soutien de Lomé
Les Présidents Ibrahim Traoré et Faure Gnassingbé (ph)
Les relations bilatérales entre le Burkina-Faso et le Togo sont au beau fixe comme l’attente le Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui a déclaré que le Togo est un pays frère qui est toujours présent aux côtés du Burkina Faso même dans les moments difficiles et a toujours soutenu son pays dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le Président Traoré a fait cette déclaration le jeudi soir à Ouagadougou lors d’une interview accordée à la presse nationale et internationale à l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Reconnaissance
Répondant à une question d’un journaliste sur la contribution spécifique du Togo à la consolidation de l’AES, le Président Traoré a expliqué que le soutien du Togo dépasse largement le cadre d’un simple partenariat stratégique.
En témoignant sa gratitude au Togo, le Président du Burkina-Faso a remercié « le peuple togolais et les autorités parce que lorsque des gens cherchent à vous étouffer, à vous tuer et qu’un pays peut vous aider, je pense que la fraternité ne dépasse pas cela. Pendant des moments difficiles, le Togo a toujours pris sa position. Il a sa ligne de conduite qui soutient l’AES. Bref, le Togo est plus qu’un partenaire ».
Coopération militaire
Le Président Traoré a détaillé l’étendue de la collaboration avec Lomé, dépassant la simple assistance judiciaire. A cet effet, il a dévoilé que les planifications militaires et les autorisations de franchissement des frontières, autrefois traitées au niveau présidentiel, sont désormais gérées localement, y compris au sein des écoles militaires respectives.
Pour conforter sa révélation, le dirigeant burkinabè a assuré que « Dans la lutte contre le terrorisme, la coopération est très étroite. Il faut s’en féliciter. Nous sommes au-delà de ce qu’on peut imaginer. Pour les deux armées, les réponses de l’une à l’autre et les planifications ne sont plus au niveau étatique. Ce n’est pas comme de par le passé où quand un avion burkinabè ou togolais doit intervenir sur le territoire de l’autre, il fallait qu’on appelle jusqu’à la présidence pour avoir les autorisations de franchir la frontière. C’est au niveau local. Ce n’est même pas l’Etat-major ».
Coopérations économique et judiciaire
En évaluant la coopération bilatérale entre son pays et le Togo voisin, le Capitaine Traore a mis en avant les relations économique et sécuritaire. Dans ce sens, il a salué le soutien du Togo qui se traduit par le trafic via le corridor maritime. Pour un pays enclavé comme le Burkina Faso, c’est un chemin stratégique pour booster les échanges commerciaux.
Au plan judiciaire, il convient de rappeler que l’extradition de l’ancien Président Paul-Henri Damiba est un exemple palpable. Lomé a livré Damiba en janvier 2026 à la justice burkinabè, un geste très apprécié par les autorités militaires burkinabè.
Damiba, qui avait pris le pouvoir en janvier 2022 avant d'être renversé par Traoré en septembre de la même année, est accusé de tentative de déstabilisation. Le Togo a finalement extradé Damiba vers le Burkina Faso après avoir reçu des garanties sur son intégrité physique et son droit à un procès équitable.
En tout, le Capitaine Ibrahim Traoré a salué la qualité de la coopération entre le Burkina Faso et le Togo, qualifiant ce dernier de « pays frère » qui soutient les Etats de l’Alliance des États du Sahel.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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