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Côte d'Ivoire/USA: Depuis Washington, Sangafowa-Coulibaly plaide pour un cadre international de régulation de l'orpaillage illégal
 

Côte d'Ivoire/USA: Depuis Washington, Sangafowa-Coulibaly plaide pour un cadre international de régulation de l'orpaillage illégal

 
 
 
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© Koaci.com - dimanche 19 avril 2026 - 17:27


À l’occasion des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods, la Côte d’Ivoire s’est distinguée en portant une voix forte sur la gouvernance de l’or artisanal. Invité le 16 avril au siège de la Banque mondiale, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a présenté la stratégie ivoirienne face à l’essor rapide de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), désormais au cœur des enjeux internationaux.


Organisée dans le cadre du programme Extractives Global Programmatic Support, la rencontre a réuni des représentants du G7, des pays producteurs et consommateurs d’or, ainsi que des acteurs du secteur privé. Les discussions ont principalement porté sur l’augmentation des flux illicites d’or, dans un contexte de prix élevés et d’expansion du secteur artisanal dans plus de 80 pays.


Face à ses homologues et aux investisseurs, Mamadou Sangafowa Coulibaly a défendu une vision ambitieuse : faire de l’orpaillage artisanal non seulement un défi à encadrer, mais un véritable moteur de transformation économique. Cette approche s’inscrit dans l’objectif de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur majeur de la gouvernance minière en Afrique, avec l’ambition de devenir l’un des premiers producteurs d’or d’ici 2030.


Le ministre a rappelé l’ampleur du phénomène : en Afrique, près de 435 tonnes d’or échappent chaque année aux circuits officiels, alimentant les flux financiers illicites et réduisant les recettes publiques. En Côte d’Ivoire, environ 142 tonnes sortent du circuit formel, représentant un manque à gagner estimé à 4 600 milliards de francs CFA.


Pour y faire face, le gouvernement a engagé une stratégie en trois axes : encadrer, réprimer et formaliser. Plus de 7 000 sites illégaux ont déjà été démantelés, tandis que le Code minier est appliqué et qu’un Programme national de rationalisation de l’orpaillage est en cours de déploiement.


Au-delà de ces mesures, l’exécutif ivoirien mise sur un changement de paradigme. L’objectif est de structurer durablement le secteur autour de quatre piliers : le renforcement de la gouvernance, l’inclusion des communautés locales, la professionnalisation des acteurs et l’optimisation de la chaîne de valeur. Parmi les outils envisagés figurent la formalisation des exploitants, la digitalisation du cadastre minier et la création d’un comptoir national d’achat.


 

Dans son intervention, le ministre, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a insisté sur la dimension transnationale du commerce de l’or artisanal. Les circuits d’écoulement relient l’Afrique de l’Ouest à des hubs majeurs situés notamment aux Émirats arabes unis, en Suisse ou encore en Inde, rendant toute réponse strictement nationale insuffisante.


« Les efforts des États ne pourront suffire face à un phénomène aussi vaste sans une coordination internationale renforcée », a-t-il souligné, plaidant pour une meilleure traçabilité de l’or à l’échelle mondiale. L’objectif est d’éviter que l’or issu de circuits illégaux n’intègre les chaînes d’approvisionnement formelles.

Dans cette perspective, Mamadou Sangafowa Coulibaly a proposé de s’inspirer du Processus de Kimberley, mis en place pour encadrer le commerce des diamants, afin de créer un mécanisme international de certification de l’or.


Autre point d’alerte : l’utilisation de produits chimiques interdits tels que le mercure et le cyanure, largement employés dans l’orpaillage clandestin. Malgré les réglementations en vigueur, ces substances continuent de circuler via des réseaux informels, avec des conséquences graves pour l’environnement et la santé publique. Le ministre a appelé à une régulation stricte de ces intrants à l’échelle mondiale.


Face à ces défis, la Côte d’Ivoire plaide pour la mise en place d’un cadre international structuré associant États, institutions financières et acteurs privés, sous l’impulsion notamment de la Banque mondiale. Au niveau régional, un renforcement de la coopération au sein des organisations ouest-africaines est également jugé essentiel pour mieux contrôler les flux transfrontaliers et harmoniser les politiques minières.


En se positionnant comme force de proposition sur la scène internationale, Abidjan entend jouer un rôle de premier plan dans la réforme de la gouvernance de l’or artisanal. Une stratégie qui pourrait non seulement sécuriser ses ressources, mais aussi faire du pays un modèle en matière de régulation minière à l’échelle mondiale.



Wassimagnon


 





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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