Côte d'Ivoire : Bouaké, le livre célébré dans la capitale de Gbêkê à travers le Before SILA
Les panelistes (ph KOACI)
Longtemps cantonné à Abidjan, le Salon international du livre d’Abidjan (SILA) amorce une nouvelle dynamique en s’ouvrant à l’intérieur du pays. L'hôtel de ville de Bouaké, a accueilli le mercredi 22 avril 202 le "Before SILA" encore appelé "l'avant SILA" à travers l'initiative « Bouaké fait son SILA ». La ville de Bouaké accueille ainsi, pour la première fois, une avant-première de cet événement majeur, en prélude à l’édition 2026 placée sous le thème : « Lire pour bâtir : l’importance de l’écriture ».
Lancée le mercredi 22 avril 2026, cette escale transforme la capitale de la région de Gbêkê en un véritable carrefour du savoir et de la création littéraire. Durant plusieurs jours, panels, expositions d’ouvrages, séances de dédicaces, cafés littéraires et conférences animent la vie culturelle locale. Auteurs, éditeurs, enseignants, élèves et passionnés de lecture se retrouvent autour d’un objectif commun : célébrer le livre sous toutes ses formes.
Cette délocalisation partielle du SILA, répond à une volonté affirmée des organisateurs de rapprocher le livre des populations de l’intérieur du pays. Le commissaire général, Ange-Félix N’Dapri, souligne que cette démarche s’inscrit dans le concept de « villes hôtes », initié pour élargir l’accès aux activités culturelles. « Pendant plus de deux décennies, le SILA est resté concentré à Abidjan. Il était nécessaire de permettre aux populations de l’intérieur de vivre aussi cette expérience culturelle et intellectuelle...» a-t-il indiqué.
Représentant le Maire Amadou Koné, le premier adjoint Paul Dakuyo, a exprimé la fierté de la municipalité de voir Bouaké jouer un rôle central dans cette initiative. Il a insisté sur la portée du livre, qu’il considère comme un « vecteur de savoir, de transmission et d’ouverture sur le monde ». Pour lui, « Bouaké fait son SILA » reflète une ambition claire : faire de la ville un pôle culturel majeur et un acteur engagé dans la promotion de la lecture.
Au-delà de l’événement, cette étape met également en lumière les richesses culturelles et le potentiel créatif des régions ivoiriennes. Selon les autorités locales, Bouaké regorge de talents, d’histoires et de voix qui méritent d’être valorisés à l’échelle nationale et internationale. À travers le thème « Lire pour bâtir », les organisateurs rappellent que le développement d’un pays repose aussi sur la culture et l’éducation. La lecture et l’écriture apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour former des citoyens éclairés, capables de contribuer activement à la construction nationale.
L’édition 2026 du SILA, prévue à Abidjan, s’annonce riche en innovations. Des activités professionnelles permettront de renforcer les capacités des acteurs du livre, tandis que des concours et animations, notamment en slam et en dictée, viendront dynamiser l’événement. Le Liban, pays invité d’honneur, illustre l’ouverture internationale du salon. Parmi les nouveautés annoncées figurent également des espaces de lecture éphémères aménagés dans des lieux publics afin d’encourager la pratique quotidienne de la lecture.
Avec « Bouaké fait son SILA », les organisateurs lancent un appel à la mobilisation générale. Ville de brassage et de résilience, Bouaké est invitée à porter haut les valeurs du livre et à inspirer l’ensemble du pays. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large : faire de la lecture une cause nationale et du livre un véritable levier de développement durable en Côte d’Ivoire.
Un débat sur le thème : Bâtir des consciences : l'écrivain, l'architecte de la société, a été largement défendu par plusieurs panelistes afin de promouvoir l'importance ou encore l'apport du livre, de l'écrivain dans la société actuelle.
T.K.Emile
tkemile@koaci.com
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