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Côte d'Ivoire/Washington: Réunions du printemps, Sangafowa-Coulibaly, fait du gaz, un pillier de souveraineté énergétique ivoirien
 

Côte d'Ivoire/Washington: Réunions du printemps, Sangafowa-Coulibaly, fait du gaz, un pillier de souveraineté énergétique ivoirien

 
 
 
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© Koaci.com - dimanche 26 avril 2026 - 18:23



À Washington, le gouvernement ivoirien défend une stratégie axée sur la transformation locale du gaz, au service de l’électricité et de l’industrialisation.


La Côte d’Ivoire affirme un tournant stratégique majeur dans sa politique énergétique. À l’occasion des réunions de printemps de la Banque mondiale à Washington, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a défendu une vision claire, faire du gaz naturel un levier central de souveraineté énergétique et de transformation économique.


Dans une intervention marquée par un ton à la fois direct et politique, le ministre a souligné ce qu’il considère comme un paradoxe devenu intenable : l’Afrique regorge de ressources énergétiques, mais reste confrontée à un déficit chronique.


« Qui aurait cru, il y a encore quelques années, que nous débattrions ici du rôle du gaz pour l’Afrique ? », a-t-il lancé devant un parterre de décideurs publics et d’acteurs privés, dont plusieurs majors pétrolières.


Les chiffres avancés illustrent ce déséquilibre : environ 120 milliards de barils de pétrole et 650 trillions de pieds cubes de gaz sur le continent. Pourtant, entre 70 % et 80 % du pétrole africain est exporté brut avant d’être réimporté sous forme raffinée, à des coûts bien plus élevés. Le gaz suit une logique similaire, avec plus de la moitié de la production destinée aux marchés extérieurs.


Dans le même temps, la demande énergétique explose. Elle est portée par la croissance démographique, l’urbanisation rapide, mais aussi par de nouveaux besoins liés à la transition numérique, notamment les centres de données et les technologies d’intelligence artificielle, particulièrement énergivores.


Face à cette situation, la Côte d’Ivoire a décidé de rompre avec le modèle classique d’exportation des ressources brutes. Le pays privilégie désormais l’utilisation domestique du gaz, en particulier pour la production d’électricité.


 

« Tout le gaz découvert jusqu’ici a été utilisé pour produire de l’électricité », a insisté le ministre.


Ce choix s’inscrit dans un contexte de forte croissance de la demande énergétique. La consommation d’électricité progresse de 10 % à 15 % par an, alimentée à la fois par les besoins nationaux et par les exportations vers les pays voisins, interconnectés au réseau ivoirien.


Mais cette dynamique crée également une pression accrue sur l’approvisionnement en gaz, rendant indispensable l’accélération des investissements dans le secteur.


Parmi les perspectives les plus prometteuses figure le gisement de Calao, dont les réserves sont estimées à environ 5 trillions de pieds cubes de gaz. Selon les autorités, ce potentiel pourrait permettre de multiplier par trois la production énergétique nationale dans les années à venir.


Au-delà de son ampleur, cette découverte pourrait renforcer durablement la sécurité énergétique du pays et consolider sa position de hub régional en matière d’électricité.


Toutefois, le passage du potentiel à la réalité reste conditionné par des investissements lourds. Le développement du gaz naturel nécessite une chaîne d’infrastructures complexe : pipelines pour le transport, unités de traitement pour l’extraction du méthane, et réseaux de distribution vers les centrales thermiques.


« Nos besoins immédiats sont clairs : des pipelines, des installations de traitement et des infrastructures pour acheminer le gaz vers les centrales », a précisé Mamadou Sangafowa Coulibaly.


Le gouvernement ivoirien affirme être engagé dans cette dynamique, avec pour objectif d’assurer à terme une véritable indépendance énergétique.


 

Dans cette optique, Abidjan fait un choix assumé : différer les investissements dans les infrastructures d’exportation, notamment les installations de liquéfaction.


« Délibérément, je ne parle pas d’installations de liquéfaction pour l’exportation », a souligné le ministre. « Il faut d’abord satisfaire la demande nationale avant d’envisager l’exportation du surplus. »

Cette orientation traduit une volonté politique forte : faire du gaz un moteur d’industrialisation et de développement interne, plutôt qu’une simple source de devises.


En repositionnant le gaz au cœur de sa stratégie énergétique, la Côte d’Ivoire entend transformer une ressource longtemps tournée vers l’extérieur en outil de croissance domestique.


Ce virage pourrait non seulement améliorer l’accès à l’électricité, mais aussi soutenir le développement industriel, renforcer la compétitivité économique et consolider le rôle du pays comme acteur énergétique clé en Afrique de l’Ouest.


Wassimagnon




 
 
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