Afrique du Sud : Scandale « Phala Phala », Cyril Ramaphosa refuse de quitter le pouvoir
Fragilisé par un revers judiciaire lié à l’affaire dite de « Phala Phala », le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exclu toute démission, affirmant vouloir rester à la tête du pays malgré les pressions de l’opposition.
Dans une allocution télévisée diffusée lundi soir, le chef de l’État a assuré qu’il ne quitterait pas ses fonctions après la décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine de relancer la possibilité d’une procédure de destitution contre lui.
Cette décision judiciaire annule un vote du Parlement datant de 2022, qui avait empêché la mise en place d’une commission chargée d’examiner une éventuelle procédure d’impeachment visant le président.
Au centre de l’affaire : le scandale de « Phala Phala », du nom du ranch présidentiel situé dans le nord-est du pays.
Rappelons que l’affaire avait éclaté après la révélation du vol de plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide cachés dans un canapé de la propriété de Cyril Ramaphosa.
Le président sud-africain est accusé par ses adversaires d’avoir tenté de dissimuler l’affaire. Il reconnaît l’existence du cambriolage mais rejette toute accusation de fraude ou de dissimulation.
Selon lui, l’argent provenait de la vente légale de vingt buffles pour un montant de 580 000 dollars.
Face aux critiques, Cyril Ramaphosa a annoncé son intention de saisir la justice afin de contester le rapport du comité indépendant ayant estimé qu’il aurait “pu commettre” des violations de la loi.
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