Côte d'Ivoire : Souveraineté numérique, Abidjan accueille les décideurs africains face aux défis de l'IA et de la cybersécurité
Depuis ce lundi 18 mai 2026, Abidjan se positionne comme le carrefour africain des réflexions sur la protection des données personnelles et la gouvernance numérique. La capitale économique ivoirienne abrite, à l’hôtel Radisson Blu de Port-Bouët, la 9ᵉ Conférence et Assemblée générale du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles (RAPDP).
Cette rencontre continentale, organisée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), réunit experts du numérique, responsables institutionnels, partenaires techniques, journalistes et délégations venues de plusieurs pays africains autour du thème : « La régulation des technologies innovantes : enjeux, défis et perspectives des autorités de protection en Afrique ».
Dans un contexte marqué par l’expansion rapide de l’intelligence artificielle, des plateformes numériques et des menaces cybernétiques, les participants entendent réfléchir aux mécanismes capables de garantir un espace numérique africain sécurisé, souverain et respectueux des droits des citoyens.
Ouvrant officiellement les travaux, Roger Félix Adom a souligné la portée stratégique de cette conférence pour l’avenir numérique du continent. Le président du Conseil de régulation de l’ARTCI a notamment indiqué que cette rencontre coïncide avec l’entrée en fonction du nouveau Conseil de régulation de l’institution, récemment installé.
Il a également exprimé sa gratitude au président de la République, Alassane Ouattara, pour la confiance accordée à la nouvelle équipe dirigeante de l’ARTCI. Face à l’accélération des mutations technologiques, Roger Félix Adom a insisté sur l’urgence de renforcer la protection des citoyens africains dans l’univers numérique.
Selon lui, la protection des données personnelles constitue aujourd’hui un enjeu majeur touchant aussi bien à la sécurité qu’au respect de la vie privée, à la dignité humaine et aux libertés individuelles.
Le responsable ivoirien a par ailleurs défendu une vision équilibrée de la régulation numérique. Pour lui, l’encadrement des technologies innovantes ne doit pas être perçu comme un frein au progrès, mais comme un outil permettant de bâtir un environnement numérique fiable et propice au développement économique.
Prenant la parole à son tour, Djibril Ouattara a mis en avant les progrès réalisés par plusieurs États africains dans le domaine de la protection des données personnelles. Il a révélé que plus de 35 pays du continent disposent désormais de législations spécifiques en la matière, tout en reconnaissant que les disparités réglementaires demeurent un obstacle à une coopération numérique pleinement efficace.
Le ministre a plaidé pour une harmonisation des cadres juridiques africains ainsi qu’un renforcement des institutions spécialisées afin de consolider la souveraineté numérique du continent.
Selon lui, l’ambition est de faire de l’Afrique un acteur crédible de la régulation numérique mondiale, tout en positionnant la Côte d’Ivoire comme un pôle régional de confiance numérique, de cybersécurité et d’innovation technologique.
De son côté, Iro Adamou a salué une rencontre qu’il qualifie d’historique, marquant les dix années d’existence du RAPDP.
Au programme de cette première journée figurent plusieurs panels de haut niveau, des tables rondes et des partages d’expériences autour des enjeux liés aux données personnelles, à la souveraineté numérique et au développement économique africain.
Les travaux se poursuivront jusqu’au 21 mai prochain à Abidjan, avec pour ambition de définir des stratégies communes capables de faire émerger un espace numérique africain compétitif, sécurisé et résolument tourné vers l’innovation.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
