Ghana : Accra va rapatrier 300 ghanéens de l'Afrique du Sud en proie à une crise xénophobe
Samuel Okudzeto Ablakwa, le ministre des Affaires étrangères (ph)
Des ghanéens résidant en Afrique du Sud vont être rapatriés au pays par un vol charter spécial affrété par le gouvernement en raison d’une recrudescence d’attaques xénophobes visant les ressortissants étrangers dans certaines régions.
A cet effet, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a révélé que le premier contingent de 300 ghanéens sera évacué de l’Afrique du Sud le 21 mai 2026, suite à une vague d'attaques xénophobes et de manifestations anti-immigrés.
Cette décision fait suite à l'approbation présidentielle accordée par John Dramani Mahama pour l'évacuation immédiate des ghanéens touchés par la nouvelle vague d'attaques xénophobes en Afrique du Sud.
Pour la conduite de cette opération, le ministre Ablakwa a indiqué que cette opération d’évacuation, approuvée par le Président John Dramani Mahama, sera entièrement financée par l’État afin de protéger les citoyens touchés. Il a indiqué que « le bien-être et la sécurité de tous les ghanéens constituent une priorité absolue pour le gouvernement de Mahama ».
Plan d’évacuation
L'opération est menée en collaboration avec la mission diplomatique ghanéenne et les agences compétentes pour garantir un retour au pays sûr et dans l'ordre.
Selon les informations communiquées par le ministère, l’évacuation se fera via l’aéroport international O.R. Tambo de Johannesburg, le premier groupe devant quitter l’Afrique du Sud à 5h00 le 21 mai.
Cette décision fait suite à l’approbation, le 12 mai, de l’évacuation immédiate des ghanéens victimes de violences, dans le cadre d’une réponse plus large visant à protéger les ressortissants ghanéens à l’étranger.
Cette évacuation s'inscrit dans le cadre des efforts déployés pour protéger les ghanéens à l'étranger, en particulier ceux touchés par la recrudescence des tensions dans certaines régions d'Afrique du Sud où des ressortissants étrangers ont été victimes d'attaques et d'intimidations.
Situation sur le terrain
Le plan d’évacuation annoncé par le Ghana intervient suite à l'escalade des tensions dans certaines régions d'Afrique du Sud, notamment au KwaZulu-Natal, où un ultimatum controversé de 21 jours a été donné aux immigrants sans papiers pour qu'ils quittent Eastcourt. Cette directive, annoncée par les autorités locales, a suscité des inquiétudes diplomatiques et des contestations judiciaires.
Le Haut-commissaire du Ghana en Afrique du Sud, Benjamin Anani Quashie, a fermement condamné cette mesure et indiqué qu'une action en justice sera intentée pour contester l'ordre d'expulsion.
Parallèlement, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa a pris ses distances avec ces attaques, les qualifiant d'actes criminels isolés qui ne reflètent pas la politique officielle. Il a réaffirmé l'engagement du pays à réguler les migrations et à faire appliquer ses lois.
Alors que les plans d'évacuation se peaufinent, les autorités ghanéennes indiquent suivre de près la situation et maintenir leurs efforts pour garantir la sécurité et le bien-être de tous les citoyens touchés.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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