Sénégal : L'opposition attaque le retour de Sonko à l'Assemblée nationale
Une vingtaine de députés sénégalais de l’opposition ont saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la décision ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège de député avant son élection à la présidence de l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, 19 parlementaires du groupe Takku Wallu ainsi que des députés non inscrits indiquent avoir introduit un recours visant à faire déclarer anticonstitutionnelle la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du 24 mai 2026 portant réintégration de l’ancien Premier ministre.
Les requérants soutiennent qu’après avoir été élu député puis nommé à la tête du gouvernement en 2024, Ousmane Sonko se trouvait dans une situation d’incompatibilité prévue par la Constitution.
Selon eux, son choix de conserver ses fonctions de Premier ministre équivalait à une renonciation à son mandat parlementaire.
L’opposition estime ainsi que son retour à l’Assemblée nationale, suivi de son élection à la présidence de l’institution le 26 mai dernier, constitue une entorse aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’au principe de séparation des pouvoirs.
Les députés signataires considèrent que le Conseil constitutionnel, garant de la régularité des mandats parlementaires et du respect de l’ordre institutionnel, est la seule autorité compétente pour se prononcer sur cette affaire.
Ils affirment également avoir dû recourir à des sommations d’huissier afin d’obtenir les documents nécessaires à leur recours, notamment la décision de réintégration de l’ancien chef du gouvernement et le procès-verbal de la séance ayant conduit à son élection à la tête de l’Assemblée nationale.
À travers cette démarche, l’opposition appelle le Conseil constitutionnel à examiner la conformité de la procédure contestée et à se prononcer sur la validité du retour d’Ousmane Sonko au Parlement sénégalais.
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