Mali : Au moins 19 soldats capturés auraient été exécutés, selon Amnesty
Soldats capturés
Amnesty International a estimé mercredi qu'au moins 19 soldats maliens tués après l'attaque d'un convoi militaire dans le nord du Mali pourraient avoir été victimes de crimes de guerre, appelant à l'ouverture d'une enquête indépendante.
L'organisation indique avoir analysé douze vidéos relatives à l'attaque du 18 juillet, au cours de laquelle au moins 50 soldats maliens ont été tués près d'Anéfis lors d'un assaut revendiqué par le Front de libération de l'Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Selon Amnesty, trois de ces vidéos montrent des éléments laissant penser qu'au moins 19 militaires, déjà hors de combat, ont été capturés, maltraités puis exécutés sommairement.
L'une des séquences montre des soldats marchant dans le désert, les mains derrière la tête, tandis qu'une autre présente leurs corps.
Une troisième vidéo montre des hommes armés ouvrant le feu sur des personnes allongées au sol.
« Les images montrent clairement que les soldats étaient hors de combat avant d'être soumis à de mauvais traitements puis exécutés », a déclaré Ousmane Diallo, chercheur principal d'Amnesty International sur le Sahel.
L'organisation rappelle que les soldats capturés ou ayant déposé les armes sont protégés par les Conventions de Genève et le droit international humanitaire, soulignant que leur exécution ou tout mauvais traitement constituerait un crime de guerre. Amnesty appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin d'établir les responsabilités.
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