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Togo :  Conflit russo-ukrainien, deux togolais détenus en Ukraine, révélation d'un présumé trafic du QNET
 

Togo : Conflit russo-ukrainien, deux togolais détenus en Ukraine, révélation d'un présumé trafic du QNET

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 01 août 2026 - 09:41

Un jeune combattant (ph)


Deux jeunes ressortissants togolais sont détenus dans des camps de prisonniers de guerre ukrainiens et espèrent une action salvatrice pour recouvrer leur liberté. 


L’information a été révélée en fin mai dernier par un site d’information du ministère des Affaires étrangères d'Ukraine, ayant pour but de dévoiler les recrutements effectués par la Russie afin de sauver la vie de ressortissants étrangers.  


S’il a été révélé le 29 juin 2026, que su 485 ressortissants africains recrutés dans les forces armées russes, trois ressortissants togolais ont perdu la vie, les investigations ont en outre fait découvrir que deux ressortissants togolais sont actuellement détenus dans des camps de prisonniers de guerre ukrainiens.


L’un des togolais capturés, Dosseh, 27 ans, est prisonnier de guerre en Ukraine. Il avait nourri l’ambition de poursuivre des études de médecine à l’étranger avant de revenir au pays pour ouvrir un hôpital et investir dans l’agriculture mais ironie du sort, il a été enrôlé et positionné au front pour la Russie avant d’être capturé.


Stratégie d’enrôlement


Ces recrutements s’expliquent principalement par des difficultés économiques, le chômage et la précarité sociale qui poussent certains jeunes à chercher des opportunités à l’étranger.


La stratégie de l’enrôlement est perçue comme un chantage à la signature, qui propose une amnistie ou une alternative à la détention en échange d’un engagement militaire. Cette manie est devenue la méthode privilégiée des services de sécurité russes pour enrôler de force les ressortissants étrangers isolés sur leur territoire. Des hommes démunis, sans réseau ni soutien consulaire efficace, contraints de choisir entre deux formes de captivité.


Cas d’un potentiel candidat


 

Dans ce sillage, notre enquête a révélé que Kuoami *, un jeune togolais, s'est vu proposer un emploi en Russie et doit partir, même si l'identité de son employeur reste floue.


Ayant eu écho de ce projet, ses proches tentent actuellement de le convaincre de refuser l'offre suite à des informations faisant état de recrutements frauduleux pour la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine. 


Dans le doute et dans l’incertitude, Kouami a dévoilé que « que l’intermédiaire qui se charge de mes dossier a promis qu’a l’arrivée je poursuivrai mes études mais l’opacité dans laquelle le projet évolue commerce à m’interroger à présent ».


Lutte contre les recrutements


Pour lutter contre le phénomène de recrutement de jeunes africains qui deviennent contre leur gré de combattants sur le font en Russie, certaines autorités africains a l’instar de celles du Zimbabwe mènent la répression contre les personnes qui attirent de manière trompeuse des ressortissants africains dans les forces armées russes.


C’est ainsi que certains agents étrangers plus certains nationaux du Zimbabw0 et leurs complices ont été arrêtés en mars 2026.


En dehors du Zimbabwe, d’autres gouvernements n’ont pas été aussi efficaces dans leur lutte contre le recrutement trompeur. Au Kenya, le gouvernement est accusé de trahir ses ressortissants bloqués en Ukraine, tandis que des sources anonymes de haut rang accusent des ministres de complicité dans des systèmes de recrutement frauduleux visant à faire venir des kényans. 


 

Présumé trafic du QNET au Togo et au Liberia


Dans le cadre des enrôlements, soulignons que hors du Togo, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, s'est dit préoccupé par les réseaux de trafic d'êtres humains présumés, liés à l'escroquerie du QNET qui opère dans certaines régions d'Afrique de l'Ouest.


Lors d'une conférence de presse sur les récents développements consulaires et les engagements diplomatiques du Ghana le lundi 27 juillet à Accra, le ministre Ablakwa a révélé que le gouvernement ghanéen a facilité le rapatriement de ressortissants ghanéens du Togo et du Libéria.


Le ministre ghanéen a précisé que depuis janvier 2026, 61 ressortissants ghanéens avaient été secourus en Côte d'Ivoire, dont 45 ont été rapatriés, tandis que 315 autres Ghanéens sont rentrés chez eux à la suite d'opérations menées par les autorités ivoiriennes.


Il a réitéré l’engagement du gouvernement à protéger les ressortissants ghanéens à l’étranger grâce à une coopération internationale renforcée, au partage de renseignements, à la protection des victimes, aux opérations de sauvetage, aux poursuites contre les trafiquants et à l’éducation du public sur la migration sûre.


Enfin et au regard des faits liés à la migration irrégulière, le Ghana a ouvert une enquête sur des réseaux de recrutement criminels présumés après que 272 ressortissants ghanéens aient été enrôlés de force dans le conflit russo-ukrainien par le biais de programmes frauduleux d'emploi à l'étranger.


Mensah,

Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria 

- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com – 


 
 
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