Cameroun : 5 combattants séparatistes neutralisés, le Mindef dément les rumeurs d'exactions des civils
Selon le Ministère de la Défense 5 combattants séparatistes ont été neutralisés lors d' une opération militaire menée dans le département de la Manyu, en région du Sud-Ouest.
L’intervention, réalisée le 17 juillet 2026, a permis selon le Mindef de neutraliser un groupe armé dans l’arrondissement d’Akwaya. Le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, en a profité pour rejeter formellement les accusations d’exactions contre des civils relayées sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
Ratissage
D’après le communiqué rendu public ce 5 août, l’opération s’est déroulée à la jonction des villages de Batanga et Asaka, deux localités de l’arrondissement d’Akwaya. Elle a été déclenchée à la suite de renseignements fournis par des populations de la zone.
Le Ministère de la Défense indique que les informations faisaient état de la présence d’individus armés préparant des actions violentes.
L’objectif affiché était d’empêcher des attaques contre des civils et la destruction d’infrastructures de communication essentielles pour les populations locales.
Toujours selon le communiqué, au cours de l’assaut, les Forces de Défense et de Sécurité ont engagé le groupe repéré. Le bilan communiqué par le MINDEF fait état de 5 combattants neutralisés.
L’armée précise que les personnes visées étaient "lourdement armées" et qu’elles planifiaient des actions d’envergure dans la zone.
Sur le plan matériel, plusieurs saisies ont été effectuées. Le ministère mentionne la récupération d’armes de guerre, de 2 engins explosifs improvisés et de diverses armes blanches. Ce type de matériel, selon l’armée, confirme la nature de la menace et la volonté du groupe de mener des opérations de sabotage.
Le choix de la zone n’est pas anodin. La localité d'Akwaya, frontalière au Nigeria est régulièrement citée comme une zone de transit et de repli pour des groupes armés. La difficulté d’accès et la porosité de la frontière en font un secteur sous haute surveillance des forces de sécurité depuis plusieurs années.
Quelques jours après l’opération, des publications et des images ont circulé sur les réseaux sociaux. Certaines d’entre elles mettaient en cause l’armée et l’accusaient d’avoir commis des violences contre des civils et d’avoir incendié des biens dans les villages de Batanga et Asaka.
Face à ces contenus, joseph Beti Assomo le ministre de la Défense, dans son communiqué du 5 août, qualifie ces allégations de "fausses informations" et de "rumeurs mensongères" propagées par des "relais de propagande".
-Armand Ougock, correspondant permanent de koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de koaci au WhatsApp 237 691154277 ou cameroun@koaci.com
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