ONU : Guterres juge « injuste et indéfendable » l'absence de siège permanent pour l'Afrique
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a relancé mardi 22 septembre, devant l’Assemblée générale, la question de la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité.
Il a jugé « injuste et indéfendable » que le continent ne dispose toujours d’aucun siège permanent, près de huit décennies après la création de l’Organisation.
Guterres a rappelé que l’ONU avait été créée en 1945, à une époque où une grande partie de l’Afrique était encore sous domination coloniale.
Selon lui, les institutions internationales doivent désormais tenir compte de l’évolution des rapports de force économiques et politiques dans le monde, plutôt que de reproduire les équilibres de l’après-Seconde Guerre mondiale.
Cette réforme constitue depuis plusieurs années une revendication majeure de l’Union africaine.
La position commune africaine, portée notamment par le Consensus d’Ezulwini, réclame au moins deux sièges permanents pour l’Afrique, avec les mêmes prérogatives que les autres membres permanents, ainsi que cinq sièges non permanents.
Dans son discours, Guterres a également appelé à une application cohérente de la Charte des Nations unies, notamment face aux crises de Gaza, d’Ukraine, du Soudan et du Myanmar, en appelant à protéger les civils et garantir l’accès humanitaire « sans deux poids, deux mesures ».
A noter que le plaidoyer de Guterres remet la réforme du Conseil de sécurité au cœur des débats de l’Assemblée générale, alors que l’Afrique reste la seule grande région du monde sans représentation permanente dans cet organe chargé de la paix et de la sécurité internationales
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