Burkina Faso: la CPI, "Un instrument de l'impérialisme", selon Ibrahim Traoré
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré s'est prononcé sur le retrait des trois pays de l'AES de la Cour Pénale Internationale (CPI), décision initialement critiquée mais aujourd'hui au cœur d'une levée de boucliers international.
Selon le Président du Faso, l'histoire est en train de leur donner raison.
"Nous ne cherchons même pas à avoir raison. Nous avons fait un constat. La CPI c'est quoi ? C'est un organe de l'impérialisme", a-t-il asséné.
Le Chef de l'Etat a cité les cas de l'Irak et de la Libye : «Si la CPI existait, George Bush, Tony Blair et d'autres devaient être en prison. On a envahi l'Irak sur le mensonge d'armes de destruction massive, combien de centaines de milliers d'enfants sont morts ? Qui est en prison ?», a interrogé le chef de l’état
Évoquant le cas ivoirien, il s'est interrogé : "La Côte d'Ivoire a eu plus de trois mille morts. On a arrêté Gbagbo, on l'a amené à la CPI. Dix ans après, on le libère. Qui a tué alors ces trois mille personnes ? La CPI ne juge que les Africains. Combien d'Occidentaux ont été amenés à la CPI», a questionné le capitaine Traoré.
Pour le Président Traoré, la rupture est définitive avec toutes les institutions de domination. "On ne reste pas dans un instrument de domination. On a la capacité même de juger ceux qui ne respectent pas nos lois. On ne va pas dépendre de quelqu'un. L'histoire nous donnera raison", a-t-il indiqué.
«Nous, on ne reste pas dans un instrument de domination. Et ce n'est pas la CPI seulement, tout ce qui est institution de domination, aujourd'hui on veut dire la vérité : si vous voulez qu'on quitte, c'est aussi simple que ça. On n'est pas attaché à quelqu'un».
Boa, Ouagadougou
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