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Côte d'Ivoire : Face aux plaintes des étudiants, le ministère veut reprendre le contrôle des restaurants universitaires, les CROU sommés de garantir des repas suffisants et de qualité
 

Côte d'Ivoire : Face aux plaintes des étudiants, le ministère veut reprendre le contrôle des restaurants universitaires, les CROU sommés de garantir des repas suffisants et de qualité

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 15 octobre 2026 - 14:45

Qualité des repas, respect des quantités servies, contrôle des accès aux restaurants universitaires et responsabilisation des prestataires : tels sont les principaux enjeux de l’atelier de renforcement des capacités des agents des Centres régionaux des œuvres universitaires (CROU), organisé autour de l’amélioration de la restauration estudiantine. À l’ouverture des travaux, les responsables des œuvres universitaires et le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont appelé à des actions concrètes pour améliorer durablement les prestations offertes aux étudiants.


La restauration universitaire est au cœur des préoccupations des autorités ivoiriennes chargées de l’enseignement supérieur. Face aux plaintes récurrentes concernant la qualité et la quantité des repas servis dans les restaurants universitaires, la Direction des œuvres universitaires, de la vie associative et du genre (DOUVAG) a engagé une réflexion collective visant à renforcer les capacités des agents des Centres régionaux des œuvres universitaires (CROU).


L’objectif de cet atelier est de permettre aux acteurs de la restauration universitaire de mieux maîtriser leurs responsabilités, d’harmoniser leurs pratiques et de proposer des solutions adaptées aux difficultés rencontrées sur le terrain.


Lors de la cérémonie d’ouverture, les différentes interventions ont mis en évidence une exigence commune : faire de la satisfaction des étudiants une priorité, en veillant à ce que les prestations de restauration soient à la hauteur des moyens mobilisés par l’État.


Dans son allocution, Sidibé Daouda, représentant de la Direction des œuvres universitaires, de la vie associative et du genre (DOUVAG), a souligné la nécessité d’adapter les pratiques de gestion des œuvres universitaires aux mutations que connaît l’enseignement supérieur ivoirien.


Selon lui, l’évolution des exigences de la société impose une transformation de l’ensemble des services universitaires, notamment ceux destinés à améliorer les conditions de vie des étudiants. Cette dynamique passe, entre autres, par une révision des procédures et une meilleure appropriation des responsabilités par les différents acteurs.


Abordant la question de la restauration universitaire, il a rappelé que cette problématique a été particulièrement soulignée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lors de la réunion du cabinet élargi du 23 septembre 2026.


À cette occasion, le ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité et la quantité des repas servis aux étudiants. Il a également demandé la mise en place d’un mécanisme fiable permettant de maîtriser le nombre exact de plats distribués, notamment grâce à un meilleur suivi des tickets de restauration vendus.


Le renforcement des contrôles aux entrées des restaurants universitaires figure également parmi les mesures préconisées. Sidibé Daouda a rappelé que ces espaces sont destinés aux étudiants et que leur accès doit être subordonné à la présentation d’une carte permettant de vérifier leur qualité de bénéficiaires.


Pour le responsable de la DOUVAG, ces exigences appellent une vigilance accrue de la part de tous les acteurs, à commencer par les premiers responsables des centres.


Sidibé Daouda a également attiré l’attention des participants sur les enjeux liés aux relations entre les gestionnaires des restaurants universitaires et les prestataires privés.


Il a notamment relevé que la recherche de rentabilité commerciale peut, en l’absence d’un contrôle rigoureux, se faire au détriment de la qualité des services proposés aux étudiants.


D’où l’importance, selon lui, de procéder à une meilleure appropriation des cahiers des charges afin de clarifier les responsabilités respectives des gestionnaires et des restaurateurs.


« Nous devons mieux maîtriser tout ce processus à travers la bonne compréhension des différents rôles afin d’adapter nos rapports avec les prestataires », a-t-il souligné en substance.


Les travaux de l’atelier doivent ainsi permettre aux participants d’examiner les pratiques en vigueur, de consolider les acquis et de partager leurs expériences afin de dégager des pistes d’amélioration.


Au-delà des aspects techniques, Sidibé Daouda a rappelé que la finalité de toutes ces actions demeure la satisfaction des étudiants. Il a insisté sur la nécessité de garantir des prestations conformes aux ressources financières mobilisées, afin que les services rendus soient à la hauteur des investissements consentis par l’État.


Hôte de la rencontre, le Professeur Ouattara Kanndanan Insiata Goïta, Directrice du CROU Abidjan 2, a souhaité la bienvenue aux participants et exprimé sa reconnaissance au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi qu’à la DOUVAG pour l’organisation de cet atelier.


Elle s’est réjouie du choix porté sur les locaux du CROU Abidjan 2 pour accueillir cette rencontre, qui se tient dans la salle Professeur Adama Diawara, du nom d’une personnalité ayant contribué à l’évolution du système d’enseignement supérieur ivoirien.


Dans son intervention, la Directrice a souligné le caractère stratégique de la restauration universitaire dans l’accomplissement des missions des œuvres universitaires. Pour elle, l’amélioration de la qualité des repas servis aux étudiants constitue une préoccupation majeure qui nécessite une mobilisation constante des responsables et des agents concernés.

Elle a également salué l’engagement des autorités ministérielles en faveur de l’amélioration des conditions de vie des étudiants, estimant que les orientations données par la hiérarchie témoignent de l’importance accordée à la qualité des services proposés dans les cités universitaires.


 

« Porter nos réflexions sur les œuvres universitaires, et particulièrement sur la restauration des étudiants, revient à envisager de résoudre un problème qui tient à cœur aux premiers responsables de notre ministère », a-t-elle déclaré.


Le Professeur Ouattara Kanndanan Insiata Goïta a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de privilégier une approche participative pour identifier les difficultés et élaborer des réponses adaptées aux réalités des différents centres.


Selon elle, la diversité des expériences des CROU représente une véritable opportunité pour améliorer les pratiques, encourager l'innovation et harmoniser les méthodes de travail.


Elle a donc invité les chefs de service de la restauration et leurs collaborateurs à prendre une part active aux échanges afin de formuler des recommandations pertinentes et applicables.


En conclusion, la Directrice du CROU Abidjan 2 a souhaité que les travaux débouchent sur des propositions concrètes susceptibles d'améliorer durablement les prestations de restauration et de mieux répondre aux attentes des étudiants. Elle a réaffirmé la disponibilité de sa structure à accompagner toutes les initiatives allant dans ce sens.


Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara, le Dr Hubert Vangah Kouassi a, pour sa part, réaffirmé la détermination du ministère à améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants, notamment à travers une restauration universitaire répondant aux exigences de qualité et de quantité.


Il a rappelé que les efforts engagés par l’État pour développer l’enseignement supérieur ne se limitent pas à la construction d’infrastructures et à l’augmentation des capacités d’accueil des établissements. Ils doivent également se traduire par une amélioration effective des services destinés aux étudiants.


Évoquant la construction de nouvelles universités, la réhabilitation des infrastructures existantes et le développement des cités universitaires, il a notamment mentionné la perspective de l’ouverture d’une dixième université à l’horizon 2027.


Toutefois, a-t-il souligné, ces investissements ne peuvent produire pleinement leurs effets si les conditions de vie des étudiants ne sont pas convenablement prises en compte.


« Sans des cités universitaires, il ne peut pas y avoir d’université solide », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’offrir aux étudiants un cadre de vie favorable à leur épanouissement et à leur réussite académique.


Abordant la question du financement de la restauration universitaire, le représentant du ministre a évoqué les efforts consentis par l’État pour soutenir les prestataires et leur permettre d’améliorer leurs services.

Il a notamment fait référence à une augmentation de la subvention accordée aux restaurateurs, évoquée lors de son intervention, ainsi qu'à la prise en charge de certaines dépenses liées au fonctionnement des restaurants.


Ces mesures visent à renforcer les moyens disponibles pour assurer la préparation et la distribution des repas. Cependant, malgré les efforts financiers consentis, les préoccupations relatives à la qualité et à la quantité des plats servis demeurent.


Pour le Dr Hubert Vangah Kouassi, cette situation appelle une plus grande rigueur dans le suivi des prestations et dans l'exécution des engagements contractuels.


Il a rappelé que les directeurs des CROU, sous la coordination de la DOUVAG, doivent veiller au bon fonctionnement des restaurants universitaires et s'assurer du respect des exigences fixées aux prestataires.


La responsabilité des gestionnaires est donc essentielle pour garantir que les ressources mobilisées par l'État se traduisent par une amélioration tangible des services proposés aux étudiants.


Le représentant du ministre a également mis en évidence le lien entre la qualité de la restauration universitaire, la santé des étudiants et leurs performances académiques.


Comparant la gestion des cités universitaires à celle d'un foyer familial, il a rappelé que l'alimentation, l'accès à l'eau, l'électricité et la propreté des lieux constituent des éléments indispensables au bien-être des étudiants.


Une restauration insuffisante ou de mauvaise qualité peut, selon lui, avoir des conséquences sur leur santé et compromettre leur capacité à suivre convenablement les enseignements.

« Sans restauration correcte, il y a des problèmes de santé ; les étudiants ne pourront pas étudier correctement », a-t-il averti.


Il a salué l'initiative des responsables des œuvres universitaires, qui ont choisi d'engager une réflexion collective sur les difficultés rencontrées plutôt que d'attendre une aggravation de la situation.


 

Il a également exprimé sa reconnaissance à la Directrice du CROU Abidjan 2 pour avoir accepté d'accueillir les travaux dans ses locaux.


Au-delà des constats, le Dr Hubert Vangah Kouassi a invité les participants à faire de cet atelier un cadre de réflexion orienté vers l'action.


Il leur a notamment demandé d'établir un diagnostic précis de la situation dans les restaurants universitaires, en identifiant les insuffisances relatives à la qualité et à la quantité des repas servis.


Les difficultés rencontrées dans les relations entre les gestionnaires et les prestataires devront également être examinées. À cet égard, il a encouragé le dialogue direct entre les différentes parties afin de mieux cerner les contraintes et de favoriser la recherche de solutions concertées.


Pour le représentant du ministre, les recommandations issues de l'atelier devront être réalistes, applicables et susceptibles de produire des résultats mesurables dans les différents centres.


Il a par ailleurs mis en garde contre les conséquences sociales que pourrait entraîner la persistance des difficultés liées à la restauration universitaire, notamment sur le climat au sein des établissements et des cités universitaires.


Il a ainsi exhorté les responsables et les agents à faire preuve de responsabilité, d'anticipation et d'engagement afin de prévenir les tensions et de préserver les acquis du système d'enseignement supérieur.


C'est sur cet appel à la responsabilité collective et à l'obtention de résultats concrets qu'il a officiellement déclaré ouverts les travaux de l'atelier de renforcement des capacités des agents des Centres régionaux des œuvres universitaires.


Au terme de cette cérémonie d'ouverture, un constat s'impose : l'amélioration de la restauration universitaire nécessite une action concertée de l'ensemble des acteurs concernés.


Le renforcement des contrôles, la maîtrise du nombre de repas servis, le respect des cahiers des charges, l'amélioration de la qualité des prestations et le suivi rigoureux des restaurateurs constituent autant de leviers pour répondre aux attentes des étudiants.


Pour les responsables des œuvres universitaires, l'enjeu consiste désormais à transformer les orientations ministérielles en mesures concrètes, capables d'améliorer durablement les conditions de vie sur les campus.


Les conclusions de cet atelier sont donc particulièrement attendues. Elles devront contribuer à renforcer la gouvernance des restaurants universitaires et à garantir aux étudiants une alimentation suffisante, de qualité et conforme aux exigences fixées.


Car, au-delà de la seule question des repas, c'est aussi la santé des étudiants, leur bien-être et leur réussite académique qui sont en jeu.



Wassimagnon




 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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