Côte d'Ivoire : Mankono, un enseignant du Lycée Moderne roué de coups, la mairie sort de son silence
Le monsieur accusé d'avoir bastonné l'enseignant (Ph Koaci)
Un enseignant du Lycée Moderne de Mankono, M. Konan Boris, a été violemment battu par un individu le vendredi 30 octobre 2026. Les faits, qui ont provoqué un vif émoi dans la commune, ont aussitôt mobilisé les autorités locales, éducatives et syndicales.
Selon les informations disponibles, la victime a été bastonnée alors qu'elle exerçait sa mission d'éducateur. Si les circonstances précises de l'agression restent à éclaircir, l'acte, lui, est unanimement jugé inacceptable. Dans le milieu enseignant, on parle d'un « énième incident », signe d'une lassitude grandissante face aux violences visant les professeurs.
Le maire de la commune, M. Vagbama Tambla, a réagi par un communiqué rendu public le 31 octobre 2026. Il y dit sa profonde indignation et condamne avec fermeté ce qu'il qualifie d'acte de violence inacceptable. Pour l'édile, rien ne justifie qu'on s'en prenne, physiquement ou verbalement, à ceux qui ont la charge d'instruire les enfants et de préparer l'avenir de la région. Il a présenté ses excuses à la victime, au nom du Conseil municipal et des populations, et lui a réitéré sa solidarité, de même qu'à l'ensemble du corps enseignant et aux syndicats de la commune.
Le maire ne s'est pas contenté de mots. Dans la matinée, il s'est entretenu avec le préfet de région et les responsables de la DRENAET. L'après-midi, il a pris part à une rencontre réunissant M. Dié, représentant du préfet, l'un des secrétaires généraux de la DRENAET, le proviseur du lycée, les syndicats d'enseignants et le représentant du chef de canton.
À l'issue de ces échanges, la mairie annonce des dispositions renforcées avec la communauté éducative et les forces de l'ordre, afin de garantir la sécurité et la sérénité des enseignants, ainsi que de toutes les personnes en exercice à Mankono. Elle suit de près l'évolution du dossier auprès des autorités préfectorales et des responsables du système éducatif.
Le premier magistrat appelle enfin à la retenue et au dialogue, pour préserver le climat social et l'avenir scolaire des enfants de la région du Béré. Il rappelle que Mankono demeure une terre d'hospitalité et de respect du savoir, et estime que des actes isolés ne doivent pas ternir cette réputation.
Jean Chresus, Abidjan
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
