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Afrique :  Coups d'Etat et modifications constitutionnelles, les vérités du Président Akufo-Addo
 

Afrique : Coups d'Etat et modifications constitutionnelles, les vérités du Président Akufo-Addo

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 20 février 2023 - 11:43


Akufo-Addo et ses interlocuteurs en Allemagne (ph)


Le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a exhorté la communauté internationale à envoyer un message clair aux putschistes que les coups d'État n'ont jamais été et ne seront jamais des solutions durables aux défis politiques, économiques et sécuritaires de l'Afrique. Le Président Akufo-Addo a, au même moment, fait cas de la position conciliante qu’adoptent des dirigeants africains eu égard aux civils qui modifient les constitutions dans leur pays pour rester au pouvoir.


Akufo-Addo a fait cette déclaration le vendredi 17 février 2024 à Munich, en Allemagne, lors d’un programme parallèle organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.


Selon le Président ghanéen « les déclarations condamnant les coups d'État sans action correspondante n'aboutiront cependant qu'à peu ou pas du tout, comme en témoignent ces derniers temps. Ce problème nécessite un accord collectif, une dissuasion efficace, une action audacieuse et, tout aussi important, des mesures préventives adéquates ».


Sur la supposée raison qui motiveraient les coups sur le continent, le chef de l’Exécutif ghanéen a estimé qu’« il y a certains qui aspirent toujours à un régime autoritaire et personnel, car ils prétendent que l'Afrique est sous-développée et que la démocratie est encombrante pour faire avancer les choses rapidement ».


Tout en rappelant que le rapport annuel 2019 sur le risque de coup d'État est élevé en Afrique plus que tous les autres continents, il a souligné que les revers des coups sur le continent fait la part belle à l'instabilité. Cette situation dira-t-il provoque la crise économie et conduit à l'exode de nombreux citoyens et professionnels.


 

Condamnation des coups


La réapparition des coups d'État en Afrique, a déclaré le Président, sous toutes ses formes et manifestations doit être condamnée par tous, car elle sape gravement « notre tentative collective de débarrasser le continent de la menace de l'instabilité et des changements anticonstitutionnels de gouvernement, tels que définis actuellement par les cadres inscrits dans la Déclaration de Lomé, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et d'autres instruments régionaux et continentaux importants ».


Critique des soutiens extérieurs


Le Président Akufo-Addo a noté que dans la mesure où les stimulants des changements anticonstitutionnels sont en grande partie nationaux, la dimension internationale ne peut être négligée.

Il a fustigé l'implication étrangère dans la fomentation de changements anticonstitutionnels, souvent en faveur de gouvernements répressifs, d'intérêts économiques étrangers et d'autres avantages géopolitiques potentiels qui sont un facteur contributif.


Dans cet ordre d’idée, le numéro Un ghanéen a souligné que « certaines entités étrangères considèrent les coups d'État dans les pays africains comme un moyen de renforcer leurs ambitions régionales » et a mis l’accent sur le fait qu’elles « se livrent à toutes sortes de campagnes de désinformation dans le but de dénigrer l'autorité des gouvernements démocratiquement élus et d'inciter l'opposition à protester contre les titulaires ».


 

Cas des modifications constitutionnelles


Après s’être prononcé sur les coups et les condamnations qui s’avèrent unanimement inefficaces, le Président Akufo-Addo n’a pas manqué de relever le cas des civils qui opèrent des modifications constitutionnelles.


Sur ce cas de figure, Akufo-Addo a déclaré que pendant que « nous sommes prompts à sanctionner les putschistes militaires, les civils, qui parviennent à des fins similaires via la manipulation des constitutions pour rester au pouvoir, par exemple, sont exemptés, bien que leurs actions soient clairement interdites dans nos instruments juridiques. Cela signifie que les cadres existants doivent être renforcés pour saisir de telles infractions ».


Mensah,

Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria

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