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Côte d'Ivoire : Tensions autour du foncier de l'île Motobé après une cérémonie de rétrocession contestée
 

Côte d'Ivoire : Tensions autour du foncier de l'île Motobé après une cérémonie de rétrocession contestée

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 16 mai 2026 - 17:20

La société d’aménagement foncier ADA hausse le ton face à ce qu’elle qualifie de « grave manœuvre de désinformation » autour du foncier de l’île Motobé, située entre les deux ponts de Moossou. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, l’entreprise dénonce l’organisation, le jeudi 14 mai dernier, d’une cérémonie de rétrocession foncière qu’elle juge illégale, irrégulière et juridiquement sans fondement sur une partie du site qu’elle affirme détenir légalement.


Selon la société, cette initiative aurait été conduite par une organisation se présentant comme l’Association des propriétaires terriens de l’île Motobé, dirigée par Monsieur N’Guessan N’Doumi André et certains de ses collaborateurs. ADA estime que cette démarche intervient dans un contexte judiciaire encore non tranché, une procédure demeurant pendante devant le Conseil d’État. En l’absence de décision définitive remettant en cause ses droits, l’entreprise considère toute opération de rétrocession, de lotissement ou de commercialisation de terrains sur ce périmètre comme contraire au droit.


Le promoteur foncier affirme voir dans cette action une tentative de créer un climat de confusion autour d’un projet d’aménagement engagé depuis près de vingt ans et soutient que la manifestation aurait pu provoquer des tensions importantes au sein du village de Motobé. L’entreprise indique notamment que plusieurs jeunes du village opposés à l’événement étaient prêts à s’affronter avec les organisateurs, une situation qui, selon elle, a pu être désamorcée grâce à son intervention rapide. ADA souligne à cet effet son attachement à la préservation de la paix sociale et au règlement des différends dans un cadre légal.


Dans son communiqué, la société lance également un avertissement aux populations, investisseurs et acquéreurs potentiels intéressés par des parcelles dans cette zone. Elle met en garde contre tout engagement foncier avec des structures ou individus ne disposant pas de titres légalement reconnus, estimant que de telles opérations pourraient exposer les parties concernées à d’importants risques juridiques.


ADA rappelle être détentrice des documents administratifs établissant ses droits sur le site, notamment un Arrêté de Concession Définitive (ACD) portant sur une extension de 2 446 850 mètres carrés, délivré par l’État de Côte d’Ivoire suivant l’arrêté n°153780 du 20 août 2015. À ce titre, elle considère que toute transaction réalisée en dehors du cadre de ses droits fonciers pourrait être assimilée à une opération frauduleuse susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires.


La direction générale de l’entreprise annonce d’ailleurs envisager des actions devant les juridictions compétentes contre les organisateurs de la cérémonie, notamment pour occupation illégale de parcelles, destruction de biens, troubles à l’ordre public et toute autre infraction qui pourrait être retenue à l’issue des procédures.


 

Revenant sur l’origine du projet, la société rappelle qu’un protocole d’accord avait été conclu en 2007 avec le village de Motobé en vue du développement d’un vaste programme de lotissement sur environ 373 hectares. À l’époque, soutient-elle, la zone se caractérisait par un environnement marécageux et difficilement exploitable, nécessitant d’importants travaux de transformation.


ADA affirme avoir engagé, après l’obtention des autorisations administratives nécessaires et de son ACD, des investissements techniques et financiers considérables afin de rendre le site viable. Des opérations de dragage et de remblayage d’envergure auraient ainsi été menées à l’aide d’équipements spécialisés importés notamment de Chine et des Pays-Bas, transformant progressivement le secteur en un espace aménagé aujourd’hui identifié sous le nom d’« Île Motobé ».


L’entreprise soutient également que les anciens occupants et exploitants agricoles du périmètre concerné ont tous été indemnisés conformément aux accords passés avec les autorités coutumières, pour un montant global annoncé de 428 125 000 francs CFA. Elle précise que Monsieur N’Guessan N’Doumi André figurait lui-même parmi les signataires du protocole initial et les bénéficiaires des arrangements conclus à cette période.


Après près de deux décennies d’investissements estimés à plus de 12 milliards de francs CFA, ADA déplore ce qu’elle considère comme une remise en cause tardive de droits déjà établis. La société affirme en outre que les revendications portées par cette association auraient déjà été rejetées par les juridictions compétentes à deux reprises, en 2024 puis en 2025.


 

Se disant confiante dans les institutions ivoiriennes et dans l’issue judiciaire du dossier, ADA réaffirme sa volonté de défendre ses investissements et de poursuivre son projet d’aménagement dans le respect du cadre légal, tout en appelant les populations à la prudence face à toute proposition d’acquisition foncière jugée irrégulière sur le site de l’île Motobé.




Jean Chresus, Abidjan


 
 
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