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Togo : Réformes, ces aspirations de l'opposition qui interrogent le gouvernement
 

Togo : Réformes, ces aspirations de l'opposition qui interrogent le gouvernement

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 08 mars 2019 - 07:16

Des leaders de l’opposition en meeting à  Lomé (ph archive)

© koaci.com– Vendredi 08 Mars 2019 – L’accalmie socio-politique en cours au Togo après les élections législatives du 20 décembre 2018 et les prochaines élections qui se profilent à  l’horizon font enregistrer des appels des partis de la coalition de l’opposition togolaise qui appellent à  l’effectivité des reformes avant toutes consultations électorales dans le pays.

Quoique qu’ayant été éprouvés par les dernières élections législatives auxquelles ils n’ont pas pris part, des partis de la coalition de l’opposition qui commencent à  briser le silence à  tour de rôle sur leur parcours dans le groupe, redonnent de la voix et exigent les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant les prochaines élections.

Le dernier appel en date est celui du Parti National Panafricain (PNP) qui a déclaré hier jeudi 07 mars 2019 à  Lomé que sa participation aux prochaines échéances dans le pays sera conditionnée par la mise en œuvre reformes selon l’esprit de la Constitution de 1992.

A ce propos, Dr Samah Kossi, le Secrétaire général du PNP, a fait savoir au cours de sa conférence de presse qu’il demandera aux togolais de rester mobilisés pour obtenir les réformes devant consacrer le retour à  la Constitution de 1992 et le droit de vote de la diaspora. Afin d’obtenir un gain de cause, le PNP a annoncé qu’il est prêt à  mobiliser les togolais pour faire « arrêter » les élections qui s’annoncent pour cette année 2019 et 2020 notamment les locales et la présidentielle sans l’effectivité des réformes exigées par les populations.

Un peu plus tôt avant la sortie du PNP, c’était le parti Alliance nationale pour le changement (ANC) a protesté dans une déclaration rendue publique l’annonce des élections locales sans les réformes par le gouvernement.

L’ANC a rappelé par le biais de son vice-président, Patrick Lawson-Banku, que « c’est en raison de la non réalisation de ces réformes que les partis d’opposition, regroupés au sein de la coalition C14, n’ont pas pris part aux élections législatives du 20 décembre 2018 ».

Suite à  une rencontre avec le ministre togolais de l’Administration Territoriale et pour la cause de l’intérêt de la cohésion nationale et de la paix, l’ANC a demandé au gouvernement « de traduire dans les faits la volonté exprimée par le Premier ministre quant à  l’adoption des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales en attente, et d’engager sans tarder, une initiative courageuse en vue de leur mise en œuvre effective ».

Pour sa part, un autre parti de l’opposition, le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR), s’était aussi prononcé le 25 février dernier à  Lomé et a exigé la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG) du 20 aout 2006 et la feuille de route de la CEDEAO.

Après son rencontre avec le ministre togolais de l’Administration Territoriale à  propos des prochaines consultations électorales, le CAR a mis au point que les réformes sont des préalables à  satisfaire avant la tenue des élections locales et dans le même instant invité le Président Faure Gnassingbé à  faire surseoir l’enclenchement de l’organisation des élections locales jusqu’à  ce qu’il soit procédé à  la réalisation des réformes en attente et à  la mise à  jour du fichier électoral.

De son côté et toujours dans la coalition de l’opposition, la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) a aussi réclamé les reformes avant les élections.

La déclaration signée par le Secrétaire générale de la CDPA, Mme Brigitte Adjamagbo Johnson, fait lire que « La CDPA réaffirme que l’intérêt supérieur de notre pays commande la réalisation diligente de ces réformes prévues depuis 2006 par l’Accord politique global, confirmées par la feuille route de la CEDEAO du 31 juillet 2018, acceptées par le gouvernement du Togo lors du dernier sommet des chefs d’Etats de la CEDEAO réuni le 22 décembre 2018 à  Abuja, et enfin confirmées par le Premier ministre lors de son investiture par l’Assemblée nationale ».

Ces appels non les derniers au sein de l’opposition extraparlementaire et delà  dans d’autres sphères sociopolitiques dans le pays sonnent comme un rappel au gouvernement togolais qui a les mains libres à  mettre en œuvre les réformes en œuvre de sorte à  réussir les chantiers qu’il a mis en œuvre.

Cette démarche mieux un sursaut national devra aider le gouvernement à  donner une suite favorable aux aspirations partagées par les togolais de tous bords politiques mais aussi la CEDEAO et des observateurs silencieux qui suivent de près l’édification de la jeune démocratie togolaise qui a été secouée durant les deux dernières années par des contestations.

Mensah, Lomé

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