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Burkina Faso : Élections couplées, l'opposition non affiliée appelle à une «large concertation»
 

Burkina Faso : Élections couplées, l'opposition non affiliée appelle à une «large concertation»

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 14 août 2020 - 09:51

Burkina Faso : Élections couplées, l’opposition non affiliée appelle à une «large concertation»


L’Opposition non affiliée au Burkina Faso a appelé lors d’une conférence de presse le présent Roch Marc Christian Kaboré, a organisé une large concertation avec tous les acteurs politique pour garantir des élections paisibles et crédibles en dépit de la situation sécuritaire du pays. 


«On est en train de tendre vers la tenue des élections (prévues le 22 novembre, ndlr) et la crise sécuritaire est tel qu’aujourd’hui, il est compliqué d’avoir ce suffrage universel. Tout le monde sait que ces élections ne vont pas rentrer dans le cadre des lois nationales et internationales qui encadrent les élections au Burkina Faso», a le président de la Conférence des partis de l’Opposition Non Affilée (ONA), Pr Abdoulaye Soma.


«Dans le contexte sécuritaire et électoral actuel du Burkina Faso, on ne pourra pas faire l’économie d’une large concertation politique pour dégager les options, solutions et dispositions à adopter pour parvenir à des élections Paisibles et crédibles et à une gestion stable du pays. La crise sécuritaire compromet objectivement cette possibilité en ce moment», a-t-il expliqué. 


«L’ONA appelle le président du Faso à initier de larges concertations pour la formation d’un consensus national sur les conditions acceptables d’organisation et de validation des élections présidentielles et législatives», a lancé Pr Soma selon qui «le pays court de graves risques politiques, Juridiques et économiques en cas d’élections organisées mais non tenues ou en cas d’élections tenues mais invalidées ou contestées pour des problèmes prévisibles, soulevées mais négligés». 


«L’ONA en appelle à la responsabilité du Président du Faso et à la sagesse de tous les acteurs concernés pour abandonner les actions unilatérales et ouvrir le plus rapidement ces concertations nationales», a-t-il insisté. 


 

Ce nouveau regroupement de partis politiques, se réclamant de l’opposition non affiliée au chef de file, a également appelé à un consensus national avant la modification projetée du code électoral


«Considérant qu’un projet de modification du code électoral est unilatéralement et non consensuellement engagé, à moins de six mois avant les élections, l’ONA déclare qu’une modification du code électoral en moins de six mois avant les élections n’est concevable qu’avec le consentement d’une large majorité des acteurs politiques», a dit Pr Abdoulaye Soma, par ailleurs président du parti politique Soleil d’avenir et candidat déclaré à la présidentielle


«Le projet de modification du code électoral tel qu’engagé, sans consensus sera considéré comme un changement anticonstitutionnel et devra être empêché avec la même vigueur avec laquelle le peuple a combattu le changement anticonstitutionnel de gouvernement en 2014», a soutenu le président du Parti de l’Indépendance, du Travail et de la Justice (PITJ), Soumane Touré


«Le projet unilatéralement et non consensuellement engagé par le gouvernement en violation de lois nationales et internationales doit être empêché par tout moyen juridique, politique et démocratique», a appuyé le président de l’ONA. 


En guise d’exemple, l’article 2 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance prescrit qu’«aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédents, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques», a expliqué M. Soma.


 

Pour l’ONA la notion d’acteurs politiques comporte également les forces vives de la nation telles que déjà sollicités dans l’histoire politique et constitutionnelle du Burkina Faso.


Selon Soumane Touré, «le peuple doit prendre ses responsabilité et ne pas laisser le pays dans les seules mains de la majorité et de l’opposition».


Si les élections sont organisées en dépit de toutes les situations préoccupantes,«le pays pourrait tomber dans de plus graves crises électorales», a prévenu l’ONA,qui dit souhaiter des «élections valides, conformément, strictement aux principes constitutionnels et aux standards démocratiques».


Boa, Ouagadougou 


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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