Côte d'Ivoire : Marcory, après sa fuite au Mali, retour de cavale écourté pour un caïd recherché
Le mis en cause (Ph Koaci)
À Marcory, le quartier Sans-Fil dormait encore profondément lorsque, dans la nuit du mercredi 11 février 2026, une opération silencieuse s’est mise en place. Aux alentours de 3 heures du matin, des agents du commissariat du 26ᵉ arrondissement Marcory-Aliodan ont reçu une information jugée crédible : un individu surnommé « Sauveteur », bien connu des services de police, venait de réapparaître dans la zone après plusieurs semaines d’absence.
L’homme, dont le nom circule depuis longtemps dans les milieux délinquants du secteur, s’était volatilisé au moment où la pression policière s’intensifiait dans la commune. Les enquêteurs soupçonnaient alors une fuite hors du territoire, hypothèse confirmée plus tard : il aurait trouvé refuge à Bamako, au Mali, dans l’espoir de faire retomber l’attention portée sur ses activités.
Mais son retour en Côte d’Ivoire n’est pas passé inaperçu. Selon des renseignements recueillis par la police, il comptait reprendre ses activités autour du quartier Divo de Koumassi, à proximité du canal de Sans-Fil. Informés, les policiers ont rapidement organisé une intervention nocturne.
Guidés jusqu’à une baraque servant de fumoir, ils ont pénétré les lieux et y ont découvert C.A., 29 ans, ivoirien se présentant comme syndicaliste. Sur place, l’homme a été interpellé en possession de stupéfiants. L’arrestation s’est déroulée sans affrontement, mettant fin à sa tentative de retour discret.
Les services d’enquête ne considèrent pas ce suspect comme un inconnu. Il est présenté comme proche de Pacôme alias « Peko », chef présumé d’un groupe actif à Sans-Fil et actuellement détenu au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. Son nom apparaît dans plusieurs dossiers liés notamment à des violences collectives à l’arme blanche, des vols en réunion, des agressions armées et du trafic de drogue.
Placée en garde à vue sur instruction du Procureur de la République, la personne interpellée a ensuite été déférée devant le parquet d’Abidjan afin de répondre des faits qui lui sont reprochés. Son retour au pays, envisagé comme une reprise d’activité, s’est finalement transformé en arrestation.
Jean Chresus, Abidjan
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