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Côte d'Ivoire : Depuis Bruxelles, Sidi Touré  affirme que le gouvernement ivoirien reconnait la CADHP mais pas ses compétences
 

Côte d'Ivoire : Depuis Bruxelles, Sidi Touré affirme que le gouvernement ivoirien reconnait la CADHP mais pas ses compétences

 
 
 
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 Il y a 1 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 07 octobre 2020 - 17:14

Sidi Touré à Bruxelles 


Comme nous le relevions dans un précédent article, le porte-parole du Gouvernement séjourne depuis quelques jours à Bruxelles en Belgique.


Si nous nous interrogions sur sa présence où se trouve en liberté conditionnelle l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo toujours en attente de son passeport pour regagner son pays, nous en savions plus désormais sur la raison de la présence ministre de la Communication et des Médias dans la capitale européenne.


Selon ses services, il se trouve à Bruxelles dans le cadre de ses activités politiques. C’est donc dans ce cadre qu’il a animé le mardi 06 octobre 2020, une conférence de presse à la tribune Bruxelles Press Club TV. Il s’est voulu très clair quant à la polémique sur les compétences ou non, de la Cour africaine. « Nous reconnaissons l’instrument, mais nous ne reconnaissons pas la compétence », a-t-il donné la position du gouvernement ivoirien.


Faisant la genèse des faits, le ministre a indiqué que sur 54 états, seuls 10 étaient membres de la Cour jusqu’à une période très récente. Malheureusement, 04 états ont claqué la porte. Quant à la Côte d’Ivoire, il a rassuré qu’elle demeure toujours membre de cette Cour. « La Côte d’Ivoire n’a pas décidé de quitter la Cour », a-t-il indiqué. Cependant, il a souligné que la trop ingérence de la cour dans nos différends locaux est à la base de cette brouille.


 

« La reconnaissance de la compétence de la cour africaine enlève à nos état, l’exercice de leur souveraineté », a-t-il expliqué. « (…) Pour un petit litige, fut-il domestique, porté par un individu, vous vous retrouvez dans la désorganisation de notre dispositif judiciaire, de sorte que nos instruments locaux n’ont plus la capacité de se prononcer légitimement », a-t-il déploré.


Répondant à la préoccupation d’un journaliste au regard de la constitution de 2016 et ses implications liées à la candidature du Président Alassane Ouattara, le porte-parole du gouvernement a retracé l’opportunité de cette constitution. « Pour sa stabilité, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une nouvelle constitution avec plusieurs avancées notables (…) Ce sont autant de réformes structurantes qui consacrent la naissance de la 3ème république dont la 1ère élection se tiendra le 31 octobre 2020. »


Ainsi dit, le principe de deux mandats reste acquis dans la constitution. « C’est un principe de deux mandats maximum », a-t-il dit avant de faire savoir que les compteurs ayant été remis à zéro, Monsieur Ouattara a la possibilité de se présenter deux autres fois aux élections.


Par ailleurs, le ministre de la Communication et des Médias s’est vêtu, à l’occasion, de la toge d’un juriste constitutionnaliste. « La nouvelle constitution n’est pas une modification, mais un changement entier de constitution, puis que l’ordre et les relations institutionnelles ont fortement évolué ; c’est ce que le constitutionnaliste définit comme étant une nouvelle République », s’est-il lancé dans un cours magistral, avant de souligner que le principe d’une nouvelle république appelle la remise à niveau, entre guillemets, des compteurs électoraux.


D’ailleurs, il s’est étonné du fait que tous ceux qui s’agitent aujourd’hui, aient appelé à voter pour cette Constitution à l’époque : « pour la plupart, ils ont tous appelé à voter pour cette constitution au vu des avancées… »


 

Lors de cette conférence de presse, le ministre a souligné que l’élu de la nation n’est pas au-dessus de la loi : « le député bénéficie de l’immunité, mais il n’est pas au-dessus de la loi. Lorsqu’il est pris en flagrant délit, son immunité tombe, a-t-il rappelé l’intransigeance de la loi, rapportent les services de M. Sidi Touré.


Donatien Kautcha, Abidjan 



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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Côte d'Ivoire : Depuis Bruxelles, Sidi Touré affirme que le gouvernement ivoirien reconnait la CADHP mais pas ses compétences
 
 
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Will_Bill
Quand tu condamne injustement des hommes politiques et des leaders de la société civile, ce n'est pas un petit litige, c'est la dictature. Arrêtez de mentir.
 
 il y a 1 mois     
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Khanel
Bravo!
 
 il y a 1 mois
Peace101
Quelles compétences ? Ses incompétences ouais... Riresssss... La CADHP est un machin de corrompus utilisé par les opposants nuls africains pour palier à leurs insuffisances. Hélas, les pays ont compris...
 
 il y a 1 mois     
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