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Côte d'Ivoire : En attendant la fin des états généraux, les 10 mesures prises par Mariatou Koné objet de contestation par le Conseil consultatif de l'Education nationale
 

Côte d'Ivoire : En attendant la fin des états généraux, les 10 mesures prises par Mariatou Koné objet de contestation par le Conseil consultatif de l'Education nationale

 
 
 
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 Il y a 3 semaines
 
 
 
 
 
© Koaci.com - lundi 27 septembre 2021 - 17:05

Kaha et ses camarades ce lundi à Abidjan (ph KOACI)




Ils ont accueilli avec bonheur le lancement des Etats généraux de l'Education nationale (EGENA) et la mise en route des consultations régionales prévues dans le cadre de ces assises. Aujourd'hui, les anciens membres du Conseil consultatif de l'Education nationale (CCEN) semblent déchanter, parce qu'ils ont constaté qu'avant même les travaux en plénière et les résolutions qui en découleront, la ministre de l'Education nationale a initié 10 réformes à la rentrée 2021-2022.


Dans une déclaration de presse en notre possession, les anciens membres du Conseil consultatif de l'Education nationale déplorent quelques aspects desdites réformes et estiment qu'après le lancement des Etats généraux de l'Education nationale, il aurait été plus cohérent d'attendre qu'ils livrent leur verdict avant d'engager des réformes.


« Pour n'avoir pas respecté ce principe, les 10 mesures prises viennent avant la lettre. Cela donne l'impression que les États généraux sont désormais une coquille vide juste bonne pour la Communication », explique le document signé de Pasteur Kaha Crivaz Lucien, porte-parole du CCEN.


Deux points relatifs aux dispositions prévues aux articles 2 et 3 de l'arrêté ministériel N°0044/MENA/CAB du 6 septembre 2021 portant inscription exceptionnelle en classe de 6ème au titre de l'année scolaire 2021-2022 ont été cités par les anciens membres.


Dans l'article 2, « l'élève non affecté inscrit en sixième est à la charge de ses parents, et ce, durant tout le premier cycle". Pour les anciens membres du Conseil consultatif de l'Education nationale cette disposition induit une injustice de fait, car selon deux enfants donnés ont respectivement des parents riches et pauvres, ils ne sont pas logés à la même enseigne.


 

Selon eux, le deuxième niveau d'injustice se rapporte à la situation des élèves des zones rurales qui doivent se rendre à la capitale régionale pour avoir accès à un établissement privé.


« Alors que le Gouvernement a abondamment communiqué sur la création de collèges de proximité pour permettre aux enfants de poursuivre leurs études en restant dans leur environnement initial Que deviennent dès lors les collègues de proximité », déplorent les anciens membres.


Le Pasteur Kaha et ses camarades déclarent qu'il ressort que le ministère aurait pu affecter purement et simplement les élèves qui ont eu une moyenne de 9/20 au frais de l'Etat, conformément au principe de l'égalité des chances.


Selon l'article trois, « l'élève non affecté inscrit en 6ᵉ ne peut faire acte de candidature au BEPC que sur présentation du CEPE ».


« Un candidat peut parfaitement avoir acquis les compétences requises pour le BEPC alors qu'il a échoué quelques années plus tôt au BEPC. Aussi, l'expérience montre bien la vacuité de cette disposition parce que de nombreux cadres ivoiriens ont obtenu le baccalauréat sans le BEPC ont accédé aux études supérieures avant de servir l'Etat à des postes de responsabilité » rappelle, le document.


Les anciens membres du Conseil soutiennent que le diplôme précédent pour postuler au BEPC ou au baccalauréat est une négation de l'idée même de la nature perfectible de l'homme. Ils protestent contre cette mesure qui n'existe nulle part au monde et constituerait si l'on y prend garde une véritable boîte de pandore.


 

«Elle risque de consacrer la mise à la rue d'une cohorte importante d'enfants, or le rôle régalien de l'Etat, c'est de former les jeunes, pas de les laisser sur le bord de la route », ont insisté, les anciens membres du Conseil consultatif de l'Education nationale.


Ils réitèrent enfin leur ferme volonté de participer aux états généraux et espèrent qu'ils ne seront pas sabordés par des décisions prises à la sauvette. Car selon eux, de telles assises nécessitent un cadre consensuel qui permettront d'aboutir à des mesures efficaces. Pasteur Kaha et ses camarades préviennent qu'ils ne faibliront jamais dans la défense des intérêts des enfants et appellent à la pérennisation de ce cadre consultatif qui a fait ses preuves au service de l'école ivoirienne.



Wassimagnon


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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aze
Quand on a pas la moyenne, on ne passe pas. Voilà.
 
 il y a 3 semaines     
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