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Côte d'Ivoire :   Face aux producteurs, Adjoumani accuse : «Ce sont les européens qui sont venus coupés nos bois pour envoyer chez eux. Ils ne peuvent pas nous accuser (...) »
 

Côte d'Ivoire : Face aux producteurs, Adjoumani accuse : «Ce sont les européens qui sont venus coupés nos bois pour envoyer chez eux. Ils ne peuvent pas nous accuser (...) »

 
 
 
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 Il y a 1 an
 
 
 
 
 
© Koaci.com - jeudi 12 janvier 2023 - 09:16

Adjoumani mercredi à Abidjan



Les planteurs de café-cacao membres de la Ligue ivoirienne des organisations professionnelles agricoles (LIDOPA), présidé par Kouassi Yamien Michael, ont présenté leurs vœux de nouvel à Brahima Yves Koné, Directeur général du Conseil café-cacao aujourd'hui au cours d'une rencontre en présence de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture.


Venus des 20 régions productrices de café-cacao du pays, les planteurs ont effectué le déplacement de la Caistab pour traduire leur reconnaissance et leur gratitude au DG du Conseil café-cacao et ont salué ses efforts dans la filière ainsi que les résultats réalisés.


Le ministre d'État, ministre de l'Agriculture, a à l'occasion rassuré les planteurs que le cacao ivoirien sera bel bien acheté, contrairement à ce qui se raconte dans les coulisses, puisque le chocolat ivoirien est prisé par les européens.


«Je voudrais vous dire que nous vous faisons confiance, je voudrais vous dire de ne pas désespérer parce qu'il y a des sons que nous entendons faisant croire que notre cacao ne va être pas acheté. Tant que les européens vont aimer notre chocolat, mais notre cacao sera toujours acheté. Parce que nous sommes convaincus que notre cacao n'est pas issu de forêts et que plus de 95% de ce que vous produisez sort de forêts ordinaires établies. Et nous allons leur dire, chaque fois que nous allons vous défendre que le cacao ne peut que se produire dans la forêt. C'est pour cela quand vous allez dans la savane vous ne trouvez pas de cacao. C'est dans la forêt qu'on produit le cacao. Avant notre cacao se produisait sous la forêt, sous les bois, on ne coupait pas les bois pour faire le cacao », a expliqué, Kobenan Kouassi Adjoumani.


Tout en déplorant le fait que les européens pensent que le cacao ivoirien est issu de la destruction de la forêt, le ministre a affirmé que ce sont eux qui ont coupé les bois en Côte d'Ivoire pour les envoyer chez eux.


 

«Ce sont les européens qui sont venus coupés nos bois pour envoyer chez eux. Donc aujourd'hui, ils ne peuvent pas nous accuser d'être à la base de la déforestation. Nous allons nous battre pour cela. Vous avez vu l'offensive de la Première dame au moment où on parlait du travail des enfants. Nous tous avons été des enfants auprès de nos parents. Aujourd'hui moi-même j'ai ma plantation de cacao mais si j'ai pu produire du cacao, c'est parce que j'ai suivi mes parents au champ. Quand j'étais enfant, je les suivais, mais on ne me donnait pas la machette pour couper la forêt, tout ce que je pouvais faire, c'est de prendre les sachets de cacao pour les déposer à côté du trou. C'est ce qu'on m'a appris. Vous voulez que le cacao soit durable, mais pour que le cacao soit durable, il faut que des gens apprennent. Ce n'est pas quand on a 60 ans qu'on va apprendre à faire du cacao. Pourquoi voulez vous que nos parents qui sont adultes ne puissent pas avoir avec eux leurs enfants pour apprendre à planter. Ça sera la famine. Nous savons que l'enfant n'est destiné à faire des activités pénibles, mais nous savons qu'avec vous les enfants vont au champ pour apprendre à planter auprès de leurs parents. Cela n'empêche pas qu'on aille à l'école. J'ai travaillé au champ quand j'étais enfant. Est-ce que cela m'a empêché d'être ministre. Il y a des vérités quand nous irons chez eux que nous allons dire », a-t-il ajouté.


Selon lui, il est plus difficile de dire à un enfant de conduire un tracteur à l'âge de 10 ans que de lui dire d'accompagner son père au champ.


«On ne peut pas dire que nous sommes à la base de déforestation, le cacao c'est du bois. Chers parents soyez rassurés nous sommes ensemble, le Président de la république vous fait confiance. Nous allons travailler pour faire en sorte que vous ne soyez pas démunis », a martelé, Kobenan Kouassi Adjoumani.


«Sachez que le Conseil café-cacao travaille pour vous. Tout ce qu'il nous a demandé, nous sommes en train de le faire. Ils ont parlé de recensement, c'est fait, de géolocalisation des plantations, c'est fait. Nous ne nous reprochons rien. Le DG travaille au quotidien pour la transformation du cacao. Si nous parvenons à transformer au plan local notre cacao, vous allez voir l'argent que vous allez gagner. Tout le monde va avancer. Quand ils transforment, le kilogramme de cacao, ils ont 20 mille jusqu'à 30 mille. Nous allons transformer le cacao et bien payer le cacao des paysans. Parce qu'il ne sera plus question de transporter notre production dans les bateaux, nous aurons nos usines », a-t-il mentionné.


Le ministre d'Etat craint que le cacao transformé sur place ne soit pas l'objectif de critiques des Européens.


«De grâce, quand nous allons transformer le cacao ici, il ne faut pas qu'ils disent que le chocolat transformé sur place sent mauvais. Il faut qu'ils l'achètent », a soutenu.


 

Le Président des sages, Nanan Koffi Bokosso a suggéré au ministre l'institution d'une journée nationale des producteurs. Sa doléance a été accueillie favorablement par le ministre Adjoumani qui a promis introduire en commission en conseil des ministres afin qu'elle soit prise en compte par le chef de l'Etat. Mieux, le ministre d'État ministre de l'Agriculture a promis plaider auprès du Président de la République pour que les producteurs interviennent lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel an.


«Le bonheur des producteurs se trouve entre tes mains. Nous voulons évoluer, c'est pour cela nous venons vers vous. Quand on ne peut pas imiter le sourd muet on ne peut pas interpréter ses rêves », a soutenu le Président des sages, Nanan Koffi Bokosso


Yves Brahima Koné, Directeur général du Conseil café-cacao a salué la mobilisation des planteurs à cette rencontre de présentation de vœux, rappelant au passage, que c'est grâce au Président de la République que le Conseil arrive à poser tous ces jalons, tous ces projets dans la filière.


«C'est sous son leadership et sa direction que nous arrivons à poser des actes forts dans le secteur qu'il nous a confié. J'ai le privilège de parler avec lui souvent. Son souci premier c'est de faire en sorte que les planteurs soient mieux payés et de faire en sorte qu'ils vivent mieux. C'est pour cela que nous essayons de respecter au moins les 60% du prix international qui est accordé au niveau du prix. Cette année, nous sommes au moins à 72% du prix du marché international. La Côte d'Ivoire ne s'en sortira pas si nous continuons à vendre les fèves. C'est un impératif de continuer le combat de la transformation. Nous devons développer la transformation », a conclu, le DG du Conseil café-cacao.


Wassimagnon


 
 
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BAHEFOUE
Merci Mr le Ministre . Nous réalisons certaines performances mais il y a encore des efforts à faire. L'ex boucle du cacao connaît quelques soucis dont la maladie cholen qui menace les champs, la pluviométrie qui subit des effets néfastes à l'agriculture. Il y a la pire maladie importée par le biais des orpailleurs clandestins qui creusent les champs de cacao contre l'avis des paysans. Mettons nos forces ensemble pour combattre les ennemis du progrès. Moi j'attends de manger le chocolat de Prikro,de Bocanda, de Zeclezessou,de Bongouanou,d'Arrah et M'batto et d'Arrah. Juste un pas et nous y arriverons. Could GOD Help US..
 
 il y a 1 an     
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Peace101
Oui, cher frère ! Je partage allègrement ton optimisme. Nous y arriverons. Nous mangerons bientôt du chocolat made in Prikro ou Bongouanou et CIV. Il y a même Dossongui qui a récemment posé la première pierre d'une usine de transformation de 75 à 100 mille tonnes de cacao. La transformation de nos matières premières pour créer plus de valeurs ajoutées, c'est la seule voie du salut. Le business du chocolat dans le monde génère au moins 150 milliards de dollars par an. Devine quoi ? Nos pays et paysans n'en tirent qu'à peine 10 à 15 pourcent.
 
 il y a 1 an
aze
Un cacao transformé avec leur usine, et leur maintenance. A combien tu vas leur vendre le produit ? Vous aller torturer nos frères dans les usines ? Parce que si tu prends usine de chinois, tu vas vendre aux chinois. Je dis laissez la terre se reposer et faites igname. Pouah...
 
 il y a 1 an     
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