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Togo : Des partis d'opposition et des OSC promettent de résister au « coup de force constitutionnel »
 

Togo : Des partis d'opposition et des OSC promettent de résister au « coup de force constitutionnel »

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 28 mars 2024 - 09:40

Des leaders de l’opposition (ph)


Des partis de l’opposition togolaise mais aussi des Organisations de la Société Civile (OSC) s’indignent contre l’adoption de la nouvelle Constitution pour la 5e République et s’engagent à résister à ce coup de force contre la loi fondamentale et le peuple togolais.


L’indignation et la détermination des partis de l’opposition ont été exprimées le mercredi 27 mars 2024 à Lomé à l’issue de deux éprouvantes conférences de presse.


Face à l’urgence de l’heure, des partis de l’opposition comme Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) et un regroupement de mouvements et associations de la société civile, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), se sont retrouvés pour protester contre le changement de Constitution et ont appelé le peuple dans sa diversité à se mobiliser pour mettre fin à cette forfaiture en vertu du devoir constitutionnel de tout citoyen.


Avant que ce groupe des quatre partis et le FCTD ne se retrouvent pour évaluer la situation et définir la marche à suivre, le Centre communautaire de Bé où ils devraient se réunir leur a été dénié.


En fustigeant le changement constitutionnel opéré dans la nuit du 25 mars dernier à L’Assemblée Nationale togolaise, dont le mandat a pris fin depuis décembre 2023, les partis précités promettent des actions qui « seront menées en concertation avec les autres formations politiques et associations sincèrement engagées dans le même combat en vue de la jonction des efforts pour faire cesser cette trahison ».


Afin de désamorcer la situation née de l’adoption de la nouvelle Constitution et qui pourrait impacter l’image du pays, les parti réunis pour la circonstance ont demandé au chef de l’Etat qu’il peut encore arrêter cette entreprise funeste pour épargner le pays d’une nouvelle crise aux conséquences imprévisibles sur les plans social, économique et humain.


 

Sur ce, le porte-parole de l’ANC, Eric Dupuy, a déclaré que « nous savons que la lutte sera longue et dure, mais avec le peuple togolais, nous ferons tout notre possible pour empêcher ce coup d'État constitutionnel ».


Pour sa part, le leader du parti FDR, Me Dodji Apevon a déclaré que « Le Togo est notre pays à nous tous. Une minorité n'a pas le droit permanemment de nous imposer ce qu’on doit faire. Les conditions dans lesquelles ils ont modifié cette Constitution, est ce qu’ils sont fiers de ça ? Des députés qui sortent un texte pour dire que c’est la nouvelle Constitution d’une République. C’est ça la République Togolais ? ».


Gestation du front « Touche pas à ma Constitution »


Un peu plus tôt dans la matinée, un autre regroupement de partis politiques et des Organisations de la Société Civile ont donné le ton pour leurs actions.


Sur cette première sortie dont le déroulement a été court-circuité par des forces de l’ordre, il urge de souligner que des organisations de la société civile et 19 partis politiques regroupés au sein du Front « Ne touche pas à ma Constitution » appellent les togolais à se mobiliser contre le changement de la constitution.


Dans la déclaration lue par le délégué national au Parti des Togolais, Gnimdewa Atakpama, ces partis et OSC ont déclaré que « Nous, leaders politique et de la société civile, uni sous la bannière « Toute Pas à ma Constitution », lançon un appel solennel à l’unité dans la résistance à tous les fils et toutes les filles de notre salon où qu’il se trouve à travers le monde sans considération de leur appartenance politique ».


Cette conférence de presse s’est vite terminée que prévue car des agents des forces de sécurité ont fait irruption au siège parti politique ADDI et ont contraint l’assistance à vider les lieux avant de bloquer les accès.


 

Sur cet incident, le leader du Parti des Togolais, Nathaniel Olympio, a précisé qu’en conférence de presse au siège d’un parti politique, une trentaine d’organisations de la société civile et de partis politiques a été expulsée à coups de gaz lacrymogène par les gendarmes. La conférence de presse portait sur la mise sur pied de la coalition «Touche Pas A Ma Constitution» dont l’objectif est de lutter contre la loi qui vient d’être votée pour changer la Constitution.


Retour sur la Constitution adoptée


A l’origine de ces sorties des partis de l’opposition et des OSC, soulignons que les députés togolais ont adopté dans la nuit du lundi dernier une nouvelle Constitution qui fait basculer le Togo d’un régime présidentiel à un régime parlementaire.


Avec le passage au nouveau régime, dont le texte adopté devra être promulgué, le parlement a le plein pouvoir d’élire le Président du conseil des ministres, l’autorité qui aura la gestion du pays dans les mains. Ce président du conseil des ministres sera le chef du parti ou de la coalition majoritaire après les élections législatives, pour un mandat de six ans. La nouvelle donne si elle prend effet, elle annulera les futures élections présidentielles dans le pays.


Mensah,

Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria

- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com -


 
 
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Ubiquismus
-Où est la CEDEAO attachée à la "démocratie" et opposée aux coups d'états ?? -Le droit de manifester est un droit FONDAMENTAL dans tous les pays soucieux du respect des droits élémentaires des citoyens du pays concerné. Lorsqu'on voit dans un pays l'intervention systématique des forces de l'ordre contre les OPPOSITIONS, ...c'est que nous sommes en face d'une dictature. Et là, la CEDEAO est muette. Elle fait semblant d'ignorer les causes des "coups d'états", pour ne s'intéresser qu'aux conséquences, avec la plus GRANDE MAUVAISE FOI accompagnée du deux poids deux mesures. -Quand on voit que le TOGO a accueilli Damiba (comme Compaoré en côte d'Ivoire), et qu'on est au nième mandat des Gnanssigbé, ...et que des urnes avaient été volées par le passé par des forces de l'ordre en plein jour, ce n'est vraiment pas rassurant pour ce pays frère. -Quand on voit les nouveaux "panafricanistes" comme les Alain Foka s'installer au Togo, on ne peut s'empêcher de dire que certaines personnes cherchent à parasiter la lutte panafricaniste. -Dommage que beaucoup de subsahariens n'ont pas encore percuté que nous négros sommes des peuples en sursis.
 
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