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Togo : L'opposition réclame « 70 détenus politiques » après la libération de 1511 prisonniers
 

Togo : L'opposition réclame « 70 détenus politiques » après la libération de 1511 prisonniers

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 07 janvier 2026 - 14:37

Des responsables de l’opposition en conférence de presse à Lomé (ph)


L’opposition au Togo, dont des partis politiques et des organisations de la société civile, se félicite de la grâce présidentielle accordée à la veille du nouvel an 2026 a 1511 prisonniers et exige ensuite la libération immédiate et inconditionnelle et sans aucune exception de tous les détenus politiques croupissent encore dans les geôles.


Cette requête est la somme de réclamations des partis de l’opposition et singulièrement celle formulée lors d’une conférence de presse conjointe, le 05 janvier 2026 à Lomé par la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK – Originale), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le Front « Touche Pas A Ma Constitution ».


Dans leur déclaration conjointe, les responsables politiques se sont démarqués du discours du Président du Conseil adressée le 31 décembre 2025 a la nation et estiment que cette adresse est déconnecté de la réalité vécue par les togolais.


Aperçu de prisonniers libérés


Du lot des prisonniers libérés, les organisations précitées ont dressé une liste de certains. A ce propos, la déclaration conjointe a précisé que « De nombreuses figures incarnant la souffrance, la violence et l’injustice subies par les Togolais ont été libérées ces derniers jours, après la maladie et la grève de la faim pour certains. Sans pouvoir donner une liste exhaustive, Grâce Koumayi, Amavi Katanga, Chimène Apevon, Abevi Adboul Razak, Ouattara Fadel, Foly Satchivi, Affectio, Dora Djougbedzi, Koffi Ostache Missodé en font partie ».


Des prisonniers encore en détention


En plaidant pour le cas des togolais qui sont privés de liberté et se retrouvent dans des prisons, les partis de l’opposition ont établi que « Beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines, à l’exemple de Marguerite Gnakadé, Jean-Paul Oumolou, Kpatcha Gnassingbé, Alles Atti. ».


 

Après avoir listé ces quelques personnes, les partis ont mis au point que « Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d’être libérés. Ils doivent être libérés ! ».


Réactions du MPDD, CAR et AI


Sur cette même lancée, un autre parti politique, le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), a salué les mesures de grâce et de libération des prisonniers et a formulé le vœu que les autorités aillent « plus loin » dans le même esprit d’apaisement et de responsabilité. Il a plaidé pour la libération de l’ensemble des détenus d’opinion, l’abandon des poursuites à caractère politique, ainsi que la révision des textes qui criminalisent des faits relevant de l’expression politique.


De son côté, le parti Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a déclaré avoir pris acte de la libération d'un certain nombre de détenus politiques et a rappelé « au gouvernement que d'autres togolaises et togolais croupissent encore en prison et d'autres sont en exil pour des raisons politiques; il est important qu'une solution soit trouvée à tous ces cas pour le bonheur de nous tous ».


Dans le même ordre d’idée et après la libération des 1511 détenus, le Directeur d' Amnesty International (AI) Togo a déclaré que « C'est une bonne nouvelle qui est une étape importante pour la mise en œuvre des engagements du Togo dans le domaine des droits humains entre autre l'Examen périodique universel (EPU) et d'autres mécanismes internationaux. » et a ensuite prié les autorités à prendre des mesures courageuses pour régler la question de la surpopulation carcérale.


Catégories des détenus libérés


 

En procédant à la libération des prisonniers, les autorités ont expliqué que la mesure est une décision à forte portée sociale et humanitaire.

Au total 1.511 prisonniers ont été graciés le 31 décembre par le Président du Conseil Parmi ces détenus, « certains purgeaient une longue détention, d’autres étaient incarcérés pour délits mineurs, d’autres encore sont âgés et en fin de peine, et enfin les condamnés gravement malades ».


Concernant les 70 autres détenus dont l’opposition réclame la libération, il urge de rappeler que le gouvernement a toujours affirmé qu’il n’y a pas de détenus politiques au Togo.


Appel à la mobilisation


Dans l’espoir de reprendre la lutte politique en vue de la satisfaction de certaines attentes chères à l’opposition, le Front a attiré l’attention des citoyens sur certains droits que « Le Togo que nous voulons construire est une Nation où chaque citoyen peut exprimer librement ses opinions sans craindre l’arbitraire. Une Nation où la justice constitue un droit et non un privilège, dans un environnement où les opportunités sont ouvertes à tous... Le citoyen doit retrouver sa place centrale dans les politiques publiques ».


En tout, l’opposition par la voix de Nathaniel Olympio exhorte le peuple à surmonter la peur, à revendiquer ses droits, à poursuivre le combat contre la nouvelle Constitution et à se préparer à de nouvelles formes de lutte, adaptées aux contraintes imposées par le pouvoir.


Mensah,

Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria

- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –


 
 
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