Côte d'Ivoire : Daloa, bras de fer autour du cacao, la justice convoque les leaders, la mobilisation des producteurs interrompue
Les leaders syndicaux (Ph Koaci)
La dynamique engagée par les producteurs de café-cacao a connu un coup d’arrêt ce lundi 26 janvier 2026 à Daloa. L’Assemblée générale extraordinaire de la plateforme ANAPROCI–SYNAP-CI, attendue comme un temps fort de concertation face aux difficultés persistantes du secteur, n’a finalement pas pu se tenir. En cause, une convocation judiciaire adressée aux deux figures centrales de la plateforme, Kanga Koffi et Koné Moussa, sommés de se présenter à Abidjan devant le procureur de la République.
Prévue pour réunir des délégués venus de plusieurs régions productrices ainsi qu’un grand nombre de planteurs, la rencontre devait servir de cadre d’échanges directs sur la crise que traverse la filière, marquée notamment par l’insécurité des récoltes et les inquiétudes économiques des producteurs. L’objectif affiché était de faire remonter les réalités du terrain et de structurer des propositions à soumettre aux autorités, dans une logique de dialogue et de recherche de solutions durables.
Informés dès le matin de la convocation judiciaire, les dirigeants de la plateforme ont été contraints de suspendre l’assemblée avant même son ouverture. Les délégations déjà en route pour Daloa ont été invitées à faire demi-tour. Selon Kanga Koffi, cette décision s’est imposée afin de répondre aux exigences de la justice, l’audition étant programmée pour le mardi 27 janvier 2026 à Abidjan. Koné Moussa a, pour sa part, souligné le caractère urgent de la convocation, rendant impossible le maintien de la réunion dans ces conditions.
Au-delà de cet empêchement, les responsables de l’ANAPROCI et du SYNAP-CI ont tenu à réaffirmer le sens de leur démarche. Ils rappellent que l’initiative de Daloa visait avant tout à renforcer la voix des producteurs, souvent en première ligne face aux crises qui secouent la filière. Pour eux, la stabilité du secteur café-cacao passe nécessairement par une concertation inclusive, tenant compte de l’expérience et des propositions des acteurs de terrain.
Malgré la suspension de l’AGE, la plateforme assure rester mobilisée et déterminée à poursuivre son plaidoyer. Kanga Koffi et Koné Moussa affirment leur disponibilité à dialoguer avec les autorités et à contribuer, aux côtés de l’État, à l’élaboration de réponses efficaces.
Dans ce contexte, ils estiment que l’avenir de la filière dépendra de la capacité collective à écouter les producteurs et à sécuriser durablement leurs moyens de subsistance.
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