Guinée-Bissau : Fernando Dias et Domingos Pereira rejettent toute participation au gouvernement
Fernando Dias et Domingos Simões Pereira
À peine remis en liberté, les opposants bissau-guinéens Fernando Dias et Domingos Simões Pereira ont décliné une proposition des autorités militaires ayant pris le pouvoir lors du coup d’État du 26 novembre.
Selon des sources proches du dossier, les deux figures de l’opposition ont refusé d’intégrer le futur gouvernement de transition, malgré l’offre qui leur était faite de bénéficier de dix sièges au sein du Conseil national de transition.
Les intéressés estiment que cette initiative vise avant tout à redorer l’image des putschistes sur la scène nationale et internationale.
Ils ont fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas s’associer à une démarche qu’ils considèrent comme une opération politique destinée à légitimer la prise de pouvoir par la force.
Fernando Dias et Domingos Simões Pereira réaffirment ainsi leur opposition à toute collaboration avec le régime issu du coup d’État, privilégiant, selon leurs proches, une position de principe fondée sur le respect de l’ordre constitutionnel et de la légitimité démocratique.
Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat avec d'autres opposants
Il avait été écarté de la présidentielle pour avoir déposé son dossier de candidature trop tardivement. Il avait ensuite soutenu le candidat Fernando Dias, principal adversaire au président Embalo à la présidentielle du 23 novembre.
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
