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Côte d'Ivoire : Profil de carrière à la DGI, Zéréyé Zedou Narcisse (Sg du Resa-fisc) brise le silence : « Ce ne sont pas les nominations»
 

Côte d'Ivoire : Profil de carrière à la DGI, Zéréyé Zedou Narcisse (Sg du Resa-fisc) brise le silence : « Ce ne sont pas les nominations»

 
 
 
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© Koaci.com - dimanche 15 février 2026 - 23:01





Après plusieurs mois de réserve, le secrétaire général du Resa-fisc fait le point sur les revendications syndicales. S’il salue les avancées obtenues sur l’autonomie financière, il estime que l’application du profil de carrière reste le principal nœud du dossier.


Le silence du Renouveau syndical des agents du fisc (Resa-fisc) n’était pas synonyme d’abandon. Bien au contraire. À l’approche d’une tournée nationale destinée à rencontrer les agents, son secrétaire général, Zéréyé Zedou Narcisse, sort de sa réserve pour dresser l’état des lieux des revendications portées par son organisation au sein de la Direction générale des impôts (DGI).


Depuis la suspension de la grève d’août 2024, le Resa-fisc s’était fait discret. Une posture assumée, explique son secrétaire général.


« Un syndicat doit mener sa lutte de manière pragmatique et ordonnée », affirme-t-il. Selon lui, après l’ouverture d’un dialogue avec les autorités et la prise d’engagements, il était nécessaire de « marquer le pas » pour observer l’évolution des dossiers.


Ce choix s’explique également par le contexte politique. L’année 2025 étant une année électorale, le syndicat a préféré éviter toute confusion entre revendications syndicales et enjeux politiques. « Nos préoccupations sont d’ordre professionnel, non politique », insiste-t-il.


Pendant ce temps de réserve, assure-t-il, le travail s’est poursuivi en coulisses.

Autonomie financière : une « grande victoire»


Parmi les principales revendications figuraient l’autonomie financière de la DGI, l’application du profil de carrière, la suppression du forfait, les nominations aux postes vacants et l’amélioration des conditions de travail.


 

Sur le volet financier, le syndicat reconnaît des avancées significatives. Depuis la mise en place du compte unique du Trésor dans le cadre des réformes de la gouvernance des finances publiques, la DGI n’est plus ordonnatrice de ses dépenses. Les décaissements relèvent désormais du Trésor, sur instruction du ministre des Finances.


Selon Zéréyé Zedou Narcisse, des dysfonctionnements avaient été observés dans la mise à disposition des fonds, tant en termes de délais que de montants. Mais la situation aurait évolué positivement depuis la nomination d’Adama Coulibaly à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.


« Les moyens sont désormais mis à disposition à temps. Cela se ressent dans le traitement des agents, mais aussi dans l’équipement des centres des impôts », souligne-t-il.


Des véhicules ont commencé à être affectés aux Centres des impôts (CDI), notamment en région. La Mutuelle des agents de la DGI (Madgi), qui connaissait des difficultés en raison de retards de reversements, fonctionnerait à nouveau normalement.

Le secrétaire général n’hésite pas à remercier publiquement le ministre pour son écoute et pour le rétablissement d’un fonctionnement financier plus fluide.


Si les finances semblent s’améliorer, le dossier du profil de carrière demeure le principal point de friction.


« Le profil de carrière, ce ne sont pas les nominations », martèle Zéréyé Zedou Narcisse, soucieux de dissiper ce qu’il considère comme une confusion persistante au sein des agents.


Selon lui, le profil de carrière repose sur un processus structuré, fondé sur le grade et l’ancienneté, et vise à encadrer l’évolution professionnelle des agents, de l’entrée dans l’administration jusqu’à la retraite.


Or, ce dispositif, issu d’une décision interne du directeur général de la DGI, n’a pas force contraignante vis-à-vis du gouvernement. Sa mise en œuvre entraînerait par ailleurs un surcoût budgétaire, ce qui freine son application.


Pour le syndicat, seule une consécration par décret, émanant des autorités supérieures notamment le ministère d’État en charge de la Fonction publique et le ministère de l’Économie et des Finances pourrait garantir son effectivité, à l’image d’autres corps de l’administration tels que le corps préfectoral ou la magistrature.


 

« Aujourd’hui, nous voyons des cadres supérieurs surpris par leur départ à la retraite. Cela montre l’absence d’une véritable planification des carrières. La retraite fait partie intégrante du profil de carrière », insiste-t-il.


La prochaine tournée du Resa-fisc, qui pourrait être menée en collaboration avec la Fédération des syndicats de la DGI (Fesy-DGI), aura pour objectif d’expliquer aux agents les raisons du silence observé et de faire le point sur l’état d’avancement des revendications.


Pour Zéréyé Zedou Narcisse, une lutte syndicale efficace doit être « pensée, structurée et organisée », en tenant compte des mécanismes de fonctionnement de l’État.


Il appelle enfin les agents à la responsabilité et à la bonne foi, estimant que la construction d’un cadre clair pour les carrières constitue une protection contre l’incertitude professionnelle.

Le message est clair : si des avancées sont enregistrées sur le plan financier, le combat pour un profil de carrière formalisé et sécurisé reste au cœur des priorités syndicales.



Wassimagnon





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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